Quel élément déclencheur vous a initié à la
politique ?
La politique, c'est un peu de l'histoire au
présent. Mais je n'ai jamais imaginé que j'en ferais. Quand vous
êtes dans une voiture, il y a celui qui conduit, et à côté il y a
la place du mort : on ne conduit pas, mais s'il y a un accident, on
a plus de risques. Moi, je préfère avoir les mains sur le volant
qu'être à la place du mort. On vit dans un monde compliqué avec
plein de défis. J'ai fait de la politique parce que je voulais
avoir les mains sur le volant, participer à ce qui se fait plutôt
que de regarder et de subit les décisions.
Comment avez-vous géré votre vie à Matignon
?
Je suis un grand partisan de la séparation
entre la vie publique et la vie privée, et de l'amitié. Plus vous
avez des responsabilités, plus vous avez besoin de forces de
rappel, de gens en qui vous avez confiance, qui ne sont pas là pour
obtenir des choses, qui ont leur vie et sont capables de vous dire
que vous vous plantez, de parler d'autre chose que du boulot, pour
vous donner des espaces de respiration.
Le truc le plus important à votre âge et dans
la vie, outre le fait de travailler pour devenir plus intelligent,
c'est d'avoir des amis. Plus vous avez des amitiés solides, mieux
vous vous portez.
Après, quand vous êtes Premier ministre, vous
bossez tout le temps. Au début, vous êtes submergés, après, vous
apprenez, vous vous dégagez un peu de temps, mais vous êtes tout le
temps sur le qui-vive....
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