Le PCR de la crique Margot, un poste frontière pas comme les autres...
Thierry Nicolas, maître de conférences en géographie à l'Université de Guyane et chargé de mission pour le développement de l'institution dans l'Ouest, propose aux lecteurs de France-Guyane son analyse sur la présence du PCR à la crique Margot.
Faire de la crique Margot, un cours d'eau situé à six kilomètres à vol d'oiseau du centre-ville de Saint-Laurent, une frontière guyanaise peut sembler à première vue farfelu. Pourtant, la réinstallation en novembre 2022 du point de contrôle routier (PCR) d'Iracoubo à proximité de ce modeste affluent du Maroni amène à se poser la question. Une telle interrogation est d'autant plus légitime que lors de sa mise en place dans la seconde moitié des années 1980, au moment où la Guyane faisait face à un afflux de « réfugiés » (PPDS/ Personnes Provisoirement Déplacées du Suriname) en raison de la guerre civile au Suriname, ce point de contrôle était explicitement désigné sous le vocable de poste frontière*. Aujourd'hui encore, de nombreux éléments poussent à le concevoir comme tel. Son apparence tout d'abord.
Le PCR de la crique Margot ressemble à de nombreux postes de contrôle frontalier que l'on retrouve ailleurs dans le monde avec la présence de tentes, de constructions modulaires (de type « Algeco »), de chicanes et de panneaux.

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