Patience... Les courses dans le coffre de
la voiture, il faut s'armer de patience pour quitter la zone
d'activités Collery-est. Au plus fort des embouteillages, il faut
parfois attendre près d'une heure pour rejoindre des axes routiers
plus fluides. « On circule de plus en plus mal » , confie Françoise
Gimel, chef d'entreprise dans cette zone. « Ça va de mal en pis. »
L'incompréhension mais surtout l'agacement se lit sur son visage
car elle craint que les Cayennais délaissent cette zone d'activités
au profit des nouvelles grandes surfaces déjà implantées ou à
venir. Elle estime qu'il y a 2 000 emplois à préserver, sans parler
d'une importante manne financière en matière de taxes en tout
genre. « La zone va mourir » , soupire-t-elle un brin
alarmiste.
Pourtant, ce dossier n'est pas ce qu'on
peut qualifier de « nouveauté » . Dès 2005, avec l'implantation de
l'hypermarché, les commerçants avaient déjà tiré la sonnette
d'alarme. Sans succès! À l'époque, plusieurs réunions sont
organisées entre l'État, la DDE, les propriétaires de la zone et la
ville de Cayenne. La Chambre de commerce et d'industrie est conviée
par la ville de Cayenne et les commerçants aux discussions, en tant
que médiateur. Mais les réunions aboutissent à un « veto de la DDE
» , confie Françoise Gimel. « Il y avait des blocages importants »
, reconnaît-on aujourd'hui à la CCIG. Et le principal concerne le
statut de la zone d'activités.
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