Jean-Victor Castor, député : "Une volonté permanente de l'État de nous racketter"
CHU, nouveau gouvernement, désenclavement... Le député Castor avait beaucoup d'informations et d'analyses à donner lors d'une conférence de presse de rentrée politique, effectuée, vendredi matin dans sa permanence à Cayenne. France-Guyane résume cet exercice de plus de deux heures.
Jean-Victor Castor a voulu marquer le coup d'une rentrée politique en solo, sans son binôme de la seconde circonscription. Il a donc abordé des sujets qui ne concernent pas directement l'accord du peuple passé fin décembre comme l'autonomie. Les sujets de la conférence de presse, organisée, vendredi matin, à sa permanence, s'articulent autour de la santé, de la politique étatique outre-mer, le désenclavement et l'aménagement du territoire.
- Le nouveau gouvernement
Je ne me suis pas exprimé sur la nomination du Premier ministre et de son équipe. Il s'agit d'un gouvernement formé selon le principe des "amis de mes amis", qui a surpris plus d'un. Et pour couronner le tout, la cerise sur le gâteau, la nomination de Manuel Valls aux Outre-mer.
Je ne sais pas comment on pourrait cracher davantage sur nos peuples qu'en nommant l'homme politique certainement le plus haï et contesté de France. Cela ressemble bien à du Macron. On a connu des dirigeants qui, quoi qu'on pense d'eux, avaient un amour ou un respect pour l'Outre-mer. Là, ce qu'on voit, c'est un président massivement rejeté dans nos territoires lors des derniers scrutins, et qui semble développer un rapport conflictuel avec eux.
Je pense qu'il voit nos pays uniquement à travers leur valeur géostratégique. Il ne s'agit pas de développer ces territoires ou d'améliorer les conditions de vie. Non, ils 'agit de les utiliser à des fins militaires et stratégiques, pour maintenir le rayonnement de la France. On ne veut plus en faire des vitrines de la France. On peut même...

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