Georges Patient, sénateur : "Il faut cesser de faire de l'octroi de mer le bouc émissaire de la vie chère"
À quelques jours du début des discussions budgétaires pour 2025, le sénateur de Guyane, Georges Patient, revient sur la défense de l'octroi de mer, les enjeux financiers pour l'Outre-mer, et sa position face aux coupes annoncées par le gouvernement. Il rappelle les combats à mener pour protéger les ressources des collectivités locales et répond aux critiques sur la gestion des crédits non consommés.
Le maintien de l'octroi de mer a été annoncé par le gouvernement. Quelle est votre réaction ?
Si le ministère des Outre-mer (MOM) a fait ce choix, comme l'a annoncé le Premier ministre, c'est grâce à la mobilisation très forte des élus ultramarins. Nous nous sommes unis pour défendre cet outil. Mais attention, cela ne veut pas dire que l'idée de supprimer l'octroi de mer est définitivement enterrée. Cette velléité pourrait ressurgir, notamment lors du prochain Conseil interministériel des Outre-mer (CIOM) en janvier.
Pourquoi l'octroi de mer est-il régulièrement remis en cause ?
Les attaques contre l'octroi de mer ne datent pas d'hier. Elles viennent de divers acteurs, notamment des milieux socioprofessionnels, mais surtout de l'État français. Ce système existe depuis plus de quatre siècles. Ces dernières années, des rapports commandités par Bercy ont affirmé que l'octroi de mer serait responsable de la vie chère et qu'il faudrait le remplacer...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters