Le combat contre l'enclavement est-il perdu d'avance ? "Non !" répond le collectif Apachi.
Alors que le Maroni connaît une sécheresse record, que la solution d'urgence n'a pas contenté les 35 000 habitants isolés, la lutte pour le désenclavement des communes de l'Intérieur n'a jamais été aussi urgente. Quels résultats à court, moyen et long terme peut-on espérer ?
“C'est une nouvelle page qui s'ouvre.” Voilà le mot d'ordre qui prévalait à la fin des assises du désenclavement, organisées à Sinnamary, le 28 octobre dernier par le collectif Apachi.
Ce collectif de citoyens issus des communes isolées de la Guyane a réussi l'exploit de réunir autour de la table toutes les forces politiques qui comptent en Guyane, sauf... l'État. Aucune personne ne représentait l'administration française. Un geste considéré comme du mépris par bon nombre de participants.
Est-ce que l'État aurait osé un tel désistement si la Collectivité territoriale s'était emparée du sujet ? Nul ne le sait. Mais il est certain que l'organisation d'un débat aussi crucial pour au moins les 35 000 habitants de ces communes, mais aussi pour le futur développement de la Guyane par un collectif d'habitants, aussi légitime qu'il soit, interpelle.

Pourquoi un collectif et non la CTG ?
Pourquoi la CTG ne s'empare pas pleinement de ce sujet ? Quand on pose la question, les réponses se font évasives en off. Nous avons posé la question officiellement par mail au président de l'exécutif, sans réponse. Pourtant, la CTG possède les compétences qui pourraient permettre certaines avancées. Mais celle-là ne semblait pas en adéquation avec le reste des participants. “Le président Serville a évoqué les différentes...

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