Discrimination capillaire : une proposition de loi bientôt examinée
Une proposition de loi, portée par le député guadeloupéen Olivier Serva (Liot) et visant à reconnaître et à sanctionner la discrimination capillaire, notamment dans le milieu professionnel, avait été enregistrée par l'Assemblée nationale en septembre dernier.
Calvitie, cheveux crépus, roux : une proposition de loi visant à sanctionner la discrimination capillaire va être examinée à l’Assemblée nationale, le jeudi 28 mars.
Portée par le député guadeloupéen Olivier Serva (Liot), elle avait été enregistrée par la chambre basse en septembre dernier.
"Alors que les discriminations liées au style et à la texture capillaires sont des problématiques largement traitées aux États‑Unis et au Royaume‑Uni, ces dernières sont largement ignorées en France", exposent les députés, dans leurs motifs. Ils se basent également sur une affaire récente, à savoir celle d'une steward salariée chez Air France. Cette dernière, qui portait des tresses nouées en chignon, a été sanctionnée pour avoir refusé de s’y conformer, puis a été licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement au sein de l’entreprise.
Si cette loi passe, les employeurs ne pourraient notamment plus contraindre leurs salariés à se défriser les cheveux ou à dissimuler leurs coupes afro.
Aux États-Unis, une vingtaine d’États ont adopté une législation contre les discriminations capillaires.

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