Procès du déboulonnage de statues : première journée d'audience sous tension
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Procès du déboulonnage de statues : première journée d'audience sous tension

Laura Baudier l.baudier@agmedias.fr
Des militants étaient présents tôt hier matin devant les grilles du palais de justice.
Des militants étaient présents tôt hier matin devant les grilles du palais de justice. • JEAN-MARC ETIFIER

Le procès, très attendu, du déboulonnage des statues de Victor Schœlcher, Joséphine de Beauharnais et Pierre Belain d'Esnambuc en 2020, s'est ouvert hier. Onze personnes doivent être jugées pendant trois jours. Le premier jour d'audience s'est déroulé dans une ambiance pour le moins tendue.

C'est un procès très attendu qui s'est ouvert hier au tribunal de Fort-de-France : onze personnes sont accusées d'avoir déboulonné des statues en 2020. Et des statues hautement symboliques : à savoir, celles de  Victor Schœlcher, de Joséphine de Beauharnais et de Pierre Belain d'Esnambuc.

« C'est ce qui m'a donné envie de rentrer en Martinique : de voir qu'il y avait des gens prêts à se battre contre le système en place », confie une jeune fille de 21 ans, présente dans la salle d'audience. 

Ce procès n'est pas anodin : c'est « le procès de la révolte ». Une révolte contre la réécriture de l'histoire. Un procès pour l'affirmation de l'identité. 

Crispations autour de l'utilisation du créole

8h du matin.  Devant les grilles du tribunal, une quinzaine de militants brandissent pancartes et slogans. Une longue file d'attente se dessine pour passer le point de contrôles avant de pouvoir accéder à l'intérieur du tribunal. Il faut s'armer de patience. 

Les tensions ne tardent pas à se faire sentir dans la salle d'audience. Lorsque l'interprète en langue créole est appelé à la barre, le ministère public s'oppose très fermement à sa présence lors de ces trois jours de procès. Le créole n'ayant, selon la représentante du ministère public, pas sa place dans un tribunal où la langue française est la seule langue autorisée juridiquement.  Les avocats s'opposent fermement à la demande de la procureure déplorant « qu'on ne puisse pas s'exprimer dans sa langue maternelle. »

« La langue, c'est quelque chose de fondamental, c'est un véhicule. »

« Il...

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