Mise en accusation de Sylvain Kereneur : Pas d'intention d'homicide, insiste la défense
Ce 13 septembre, la cour d'appel a étudié la mise en accusation de Sylvain Kereneur dans l'affaire de l’homicide de Karina Gama de Souza en mai 2020. Si le mis en cause a reconnu être à l'origine du décès de son amie, la défense rejette l'intention de l'homicide.
La chambre de l’instruction de la cour d'appel s'est rassemblée aujourd'hui pour étudier l'appel de mise en accusation du second homicide potentiellement attribué au trentenaire.
Pour rappel, Karina Gama De Souza a été retrouvée morte en mai 2020 au niveau de la crique Tibourou, à Roura. Un an plus tard, le principal suspect, Sylvain Kereneur, est arrêté à Antibes dans les Alpes-Maritimes. Dans la foulée, ce dernier déclare alors spontanément être impliqué dans le décès.
Mais le 29 juillet 2022, deux juges d’instruction ordonnent la mise en accusation de Sylvain Kereneur pour avoir « donné volontairement la mort » à la victime. Le dossier prend alors la direction de la cour d’assises.
C’est ce point qui est contesté par la défense : « Nous considérons que les investigations n’ont pas permis d’établir l’intention d’homicide de Sylvain Kereneur. Au contraire, elles confirment que c’était un accident, qu’il regrette », indique Me Archibald Celeyron qui était présent aux côtés de Me Boris Chong-Sit à Cayenne ce 13 septembre.
Les avocats de Sylvain Kereneur s'appuient également sur un avis consultatif qui a été déclaré irrecevable, « à tort », jugent-ils. « Cette pièce pose une vraie question de partialité », avaient estimé au préalable les juges d'instruction. « Etant donné que les conclusions de son expertise étaient favorables à la défense, les juges ont décidé d’écarter cette expertise comme si elle n’existait pas », déclare même Me Celeyron. « Ce seul point justifie l’infirmation de l’ordonnance de mise en accusation afin que l’avis consultatif communiqué puisse être discuté dans le cadre du débat », ajoutent encore les avocats de Sylvain Kereneur.
« La défense a le droit de se défendre comme elle le souhaite. Elle a même parfois le droit d’être audacieuse. Je pense là qu’elle est trop audacieuse en l’occurrence », a ensuite jugé l’avocat. Pour rappel, après les faits, Sylvain Kereneur avait placé le corps sans vie de la victime dans un sac, a roulé sur la RN2 pendant plus d’une heure, avant ensuite de le déposer et de tenter de le bruler. Puis l’accusé s’était caché en hexagone pendant les mois qui ont suivi.
En ce qui concerne l’appel réalisé par la défense, la cour a indiqué qu’elle prendrait sa décision le 4 octobre prochain. À cette date, il sera indiqué si Sylvain Kereneur sera renvoyé devant la cour d’assise et si sa mise en examen sera requalifiée, ou non, en tant qu’homicide involontaire.

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