Une Britannique lance une pétition pour que Gisèle Pélicot reçoive le Nobel de la paix
« Personne ne mérite plus qu’elle » le Nobel de la paix: une Britannique a lancé une pétition afin que Gisèle Pélicot reçoive le prestigieux prix, un texte signé par des milliers de personnes sur la seule journée de jeudi.
« Il est difficile d’imaginer une forme de violence qui pose un plus grand défi à la paix que la violence sexuelle », écrit l’auteure Catherine Mayer pour introduire cette pétition.
(Warning: Distressing themes) Thousands are signing a petition calling for Gisèle Pelicot, the woman who was at the center of a landmark sexual violence trial in France, to be awarded the Nobel Peace Prize.
— Change.org (@Change) January 8, 2025
You can read or sign the petition at https://t.co/EZwh3V6Psw. #france… pic.twitter.com/itEbTk9f8n
Elle l’a lancée en anglais sur le site Change.org le 20 décembre, au lendemain de la fin du procès au retentissement mondial de l’ex-mari de Gisèle Pélicot et de ses 50 coaccusés. La pétition est apparue mercredi en français sur le site.
Elle a été signée par plus de 32.000 personnes dans chacune des deux langues.
« Personne ne mérite plus le prix Nobel de la paix que Gisèle Pélicot », estime Catherine Mayer dans la pétition. « Il est temps de s’assurer que le comité Nobel et les quelques personnes autorisées à proposer des candidatures agissent ».
Catherine Mayer a été la co-fondatrice du Women’s Equality party (WE), qui militait pour plus d’égalité entre les sexes avant sa dissolution l’an dernier.
Elle a été journaliste et est aussi l’auteure de plusieurs livres, dont une biographie de Charles, alors prince de Galles, en 2015 (« Charles: the heart of a king »).
Gisèle Pelicot « est parvenue à briser le brouillard de la désinformation en renonçant à l’anonymat pour assister au procès de ses agresseurs et témoigner », écrit Catherine Mayer.
Gisèle Pélicot est devenue une icône, en raison de son courage face à ses violeurs.
Elle a été sédatée aux anxiolytiques par son mari et violée dans son sommeil durant dix ans par celui-ci et des dizaines d’hommes qu’il invitait.
En refusant le huis clos des débats, cette septuagénaire a fait entrer l’affaire des viols de Mazan dans la liste des grands procès de l’histoire du féminisme.
La justice a condamné à la peine maximale l’ex-mari de Gisèle Pélicot, soit 20 ans de réclusion criminelle et déclaré coupable l’ensemble de ses co-accusés. Parmi ces derniers, plusieurs ont fait appel de leur condamnation.

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