Les recherches des restes de Delphine Jubillar se poursuivent dans le Tarn
Les gendarmes ont repris vendredi les fouilles dans le Tarn, à l'endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré son épouse Delphine, après avoir retrouvé jeudi des ossements d'une partie d'un corps appartenant probablement à l'infirmière disparue fin 2020.
Les ossements retrouvés à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar appartiennent au bas du corps, les gendarmes recherchent désormais d'autres restes de la disparue, probablement éparpillés de manière accidentelle lors de travaux agricoles, a précisé une source proche de l'enquête à l'AFP.
"Les fouilles vont durer plusieurs jours. Il y a encore des constatations à faire", d'après une autre source proche du dossier.
Le dispositif de recherches, comprenant notamment une centaine de gendarmes, dont une équipe de lutte anti-drones, est similaire à celui de jeudi, a fait savoir à l'AFP la gendarmerie.
Le peintre-plaquiste de 38 ans a conduit jeudi les gendarmes en lisière d'un bois entre les villages de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, où des ossements -dont deux fémurs, selon un avocat des parties civiles- ont été retrouvés.
D'après la gendarmerie, les ossements doivent arriver vendredi dans la matinée au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés à partir de vendredi après-midi, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.
Mercredi, Cédric Jubillar a été extrait de prison et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner sa nouvelle version des faits, à sa demande, deux mois avant son procès en appel, programmé pour débuter le 21 septembre devant la cour d'assises de Haute-Garonne.
Le peintre-plaquiste reconnaît désormais avoir commis "un acte abominable", selon un de ses avocats, Pierre Debuisson.
Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès devant la cour d'assises du Tarn, à l'issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait nié toute responsabilité dans la disparition de sa femme et mère de leurs deux enfants.
Le 6 juillet, ses avocats avaient révélé un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa "responsabilité" dans la mort de l'infirmière de 33 ans.
Expliquant les silences et les dénégations de son client pendant plus de cinq ans, Me Debuisson évoque dans un entretien avec l'AFP "un mensonge dans lequel il va s'enferrer, et duquel il aura beaucoup de mal à s'extirper, et en même temps, depuis le début, un besoin et une envie de parler".
Durant l'été 2025, une ex-compagne de l'accusé avait rapporté aux enquêteurs une confidence de Cédric Jubillar, qui lui avait dit avoir étranglé son épouse, avant de transporter, puis de brûler le corps.
Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu mystérieusement du domicile du couple en instance de divorce à Cagnac-les-Mines, près d'Albi, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, pendant un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Elle s'apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme.
Dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle, l'intime conviction de la cour en première instance s'était forgée grâce à un faisceau d'indices concordants.
sc-ap-dmc/tes

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