Accident d'avion lors d'un baptême de parachutisme près de Nancy: onze morts
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×

Accident d'avion lors d'un baptême de parachutisme près de Nancy: onze morts

Les forces de l'ordre sur les lieux du crash de l'avion Pilatus PC-6 à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle
Les forces de l'ordre sur les lieux du crash de l'avion Pilatus PC-6 à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle • JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Onze personnes, dont des infirmiers libéraux qui devaient faire leur baptême de parachutisme, ont été tuées dimanche près de Nancy dans la chute encore inexpliquée du petit avion qui les transportait, un drame survenu sous les yeux de leurs proches et qui constitue l'accident d'aviation légère le plus meurtrier en France.

Les victimes sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. Toutes les personnes à bord sont décédées et "il n'y a pas de victimes collatérales", selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy.

L'appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, "a commencé à prendre son envol" de l'aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite "tombé subitement", a retracé sur place le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Vers 11h00, il s'est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, non loin d'une zone résidentielle et de deux routes.

L'épave s'y trouvait encore en fin d'après-midi.

Certaines familles des victimes "ont assisté à la chute de l'aéronef, ce qui ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte", a souligné le ministre.

Les élèves étaient un groupe d'infirmiers libéraux, "des collègues qui avaient décidé de faire un baptême de saut en parachute, pour décompresser sans doute", selon Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l'ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle. 

Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé se saisir de l'enquête judiciaire. "Les investigations, nombreuses et d'une particulière technicité, sont confiées à la gendarmerie des transports aériens" (GTA), a-t-il précisé dans un communiqué.

Selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), il s'agit de "l'accident d'aviation générale le plus grave en terme de bilan humain" en France - l'expression "aviation générale" désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.

"Il n'y a pas eu un accident aussi important au niveau aéronautique concernant le parachutisme depuis une trentaine d'années", a souligné de son côté le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place.

Pour l'ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, "s'il y a eu une panne, ça peut être une panne de moteur, le plus probable". Une mauvaise disposition des passagers à l'intérieur de l'appareil pourrait aussi avoir entraîné un déséquilibre, a-t-il avancé. Ou bien, le pilote a pu faire un malaise, "une hypothèse qu'on va certainement examiner parce qu'il faisait très chaud".

L'avion n'était pas obligatoirement doté d'une "boîte noire", mais les enquêteurs du BEA pourront vraisemblablement s'appuyer sur des vidéos prises par smartphone à l'intérieur de l'avion, ou par des témoins au sol, a supposé M. Troadec.

"Morts sur le coup"

"J'ai vu l'avion qui montait", a raconté aux journalistes un témoin souhaitant rester anonyme. L'appareil "avait vraiment le nez en l'air, et puis tout d'un coup, plus de bruit, et il est parti sur la droite", a poursuivi ce témoin, qui s'est ensuite très rapidement rendu sur le lieu du crash pour contribuer à éteindre les flammes avec un extincteur. 

"J'ai vu tous les corps sans vie à terre (…) On a vu tout de suite qu'ils étaient morts sur le coup", a ajouté cet homme.

Le baptême en parachute était organisé par l'association Tandemotion et pour certaines victimes "ce baptême était un cadeau", selon le président de l'aérodrome de Nancy, François Pélissier, cité par le quotidien régional L'Est républicain. 

"C'est dramatique, mais ça aurait pu être encore pire" a dit à l'AFP le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, soulignant que l'avion était "tombé à quelques mètres d'habitations".

"On est choqués. Ça aurait pu tomber sur les maisons", a également dit Sabrina Kosmala, 43 ans. Habitante de ce quartier de Tomblaine (banlieue de Nancy) depuis quatre ans, elle raconte qu'"on voit passer des avions tous les jours mais on n'a jamais vu ça. C'est la première fois".

Une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place pour prendre en charge proches des victimes et témoins de l'accident. 

A plus de 500 km de là, un autre accident aérien a par ailleurs fait un mort dimanche dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le crash d'un ULM à La Palud-sur-Verdon.

cor-pho-sm-ab-pau/ab

L'épave d'un avion Pilatus PC-6 après son crash à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle
L'épave d'un avion Pilatus PC-6 après son crash à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle • Jean-Christophe VERHAEGEN
L'épave d'un avion Pilatus PC-6 après son crash à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle
L'épave d'un avion Pilatus PC-6 après son crash à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle • Jean-Christophe VERHAEGEN
Les secours interviennent après le crash d'un avion en Meurthe-et-Moselle faisant onze morts
Les secours interviennent après le crash d'un avion en Meurthe-et-Moselle faisant onze morts • Jean-Christophe VERHAEGEN
L'aérodrome de Nancy-Tomblaine, où un avion léger Pilatus PC-6 s'est écrasé, à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle
L'aérodrome de Nancy-Tomblaine, où un avion léger Pilatus PC-6 s'est écrasé, à Tomblaine, près de Nancy, le 28 juin 2026 en Meurthe-et-Moselle • Dimitri RAHMELOW

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×