Wendie Renard : «Profiter et s'assoir sur les Antillais, il faut arrêter»
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Mouvement contre la vie chère

Wendie Renard : "Profiter et s'assoir sur les Antillais, il faut arrêter"

Rédaction web

Wendie Renard, capitaine de l'équipe de France féminine de football et défenseure de l'Olympique Lyonnais, a pris la parole pour dénoncer la situation de la vie chère en Martinique. Lors d'interviews accordées à nos confrères, dans les colonnes de Ouest France et aux auditeurs de RMC, elle a exprimé son indignation face au traitement différencié des territoires ultramarins, rejoignant ainsi de nombreuses personnalités de la diaspora positionnées dans le mouvement contre la vie chère aux Antilles. 

 

Wendie Renard, défenseure de l'Olympique Lyonnais, s'est exprimée sur la situation de la vie chère en Martinique, dans des interviews accordées à Ouest France et à RMC. Elle rejoint la liste des nombreuses personnalités de la diaspora qui se sont positionnées en soutien au mouvement contre la vie chère, en s'indignant notamment du traitement différencié réservé à la Martinique, déclarant : "Parfois, on se demande si on est vraiment Français", dans une interview accordée à Ouest France. Ce matin, c'est sur RMC qu'elle a de nouveau exprimé sa position, interrogeant le traitement des territoires ultramarins par l'Hexagone

"Je suis attristée de voir qu'on est obligés de manifester" 

La championne d'origine martiniquaise déplore l'ampleur que prend la situation, tout en soutenant le combat contre la vie chère : "Je suis attristée de voir qu'on est obligés de manifester contre la vie chère. Ça fait un peu plus de deux mois qu'il y a une manifestation. À la base, c'était pacifique, mais on ne peut pas maîtriser tout un chacun. Dans toute manifestation, il y a toujours des personnes qui profitent pour casser et faire autre chose. Je suis contre la violence, mais je suis pour qu'on s'entende."

Elle explique être bien consciente des réalités de l'île, même si elle n'y vit pas au quotidien, mais soutient sa famille qui subit directement la situation des prix : "J'ai quitté mon île à 16 ans, et je l'ai vécue. Je le vis encore, car j'ai de la famille qui le vit. Ça m'arrive de devoir leur envoyer des colis."

"Il y a deux poids, deux mesures"

La footballeuse interroge également les réponses apportées par l'État face à cette problématique persistante : "Ce qui me désole et m'attriste, c'est que j'ai l'impression qu'on est traités différemment. Il y a deux poids, deux mesures. Soit on est Français, on a les mêmes règles, les mêmes taxes. On est conscients qu'on est à 8000 km, mais là, on parle juste de nourriture." Elle revient aussi sur la situation plus large des territoires ultramarins, qui souffrent de nombreuses inégalités : "D'une manière générale, les DOM-TOM en souffrent depuis des années en silence. Je vois les gens souffrir au pays."

Elle dénonce également le monopole des grands distributeurs, qui sont pointés du doigt depuis le début du mouvement, par les manifestants et de nombreuses autres personnalités : "Encore une fois, que des entreprises fassent des bénéfices, c'est normal. Mais profiter et s'asseoir sur la tête des Antillais, il faut arrêter."

L'interview de Ouest France à retrouver ici 

L'entretien de RMC à retrouver ici 

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