Vidéosurveillance : un pari coûteux
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Vidéosurveillance : un pari coûteux

Les images issues de la vidéosurveillance peuvent être transmises à des agents de services de police et de gendarmerie, des services des douanes ou d'incendies et de secours, selon des conditions précises. Elles ne sont jamais conservées plus d'un mois, sauf si elles sont nécessaires à des procédures judiciaires en cours.
Les images issues de la vidéosurveillance peuvent être transmises à des agents de services de police et de gendarmerie, des services des douanes ou d'incendies et de secours, selon des conditions précises. Elles ne sont jamais conservées plus d'un mois, sauf si elles sont nécessaires à des procédures judiciaires en cours. • ANGELIQUE GROS

De plus en plus de communes font le choix de la vidéo-surveillance en Guyane. Pour l’heure, quatre d’entre elles disposent d’une autorisation pour exploiter un système de vidéo-protection urbaine et trois possèdent un tel outil, mais plusieurs autres sont dans les starting-blocks. Leur principale difficulté ? Le coût de ces dispositifs pour une efficacité qui reste à démontrer.

Depuis 2017, les images des quelques 120 caméras de vidéosurveillance de Cayenne, dont environ 70 installées sur la voie publique, sont visionnées 24 heures sur 24 au centre de supervision urbaine. Derrière les écrans, 2 ou 3 agents s’y relaient en permanence et traquent incivilités et infractions en tout genre. Ils sont 10 en tout dans ce service et la facture grimpe vite en sachant qu’il faut compter en moyenne 50 000 euros par an pour un fonctionnaire de police.

En 2012, Cayenne a été la seconde commune à se lancer dans la vidéosurveillance. Vingt et une caméra ont été installées dans le centre-ville, jusqu’aux abords du marché. D’autres ont suivi, à Mirza, Mango et Césaire, ainsi qu’aux abords des écoles… D’ici à 2020, la ville achèvera le déploiement