Valère réclame 10 millions à la société Dilo
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
TRIBUNAL

Valère réclame 10 millions à la société Dilo

Bernard DORDONNE
Roland Valère (à droite) et ses avocats, Me Alex Leblanc (au centre) et Me Florian Tosoni, à la sortie de l'audience lundi (BD)
Roland Valère (à droite) et ses avocats, Me Alex Leblanc (au centre) et Me Florian Tosoni, à la sortie de l'audience lundi (BD)

L'appel interjeté par Roland Valère, qui revendique la propriété du terrain sur lequel est implantée l'usine Dilo à Montsinéry-Tonnégrande, a été examiné lundi par les juges de la cour d'appel de Cayenne. La décision a été mise en délibéré au 12 janvier.

C'est le premier président de la cour d'appel de Guyane qui a présidé l'audience au cours de laquelle l'avocat de la société Dilo et les deux conseils de Roland Valère ont plaidé tour à tour pour convaincre les juges sur leur certitude et pour faire pencher la balance dans le sens des intérêts de leur client (voir notre édition de lundi).
A l'issue de l'audience, Roland Valère, entouré de ses avocats - Me Alex Leblanc, du barreau de Guyane, et Me Florian Tosoni, du barreau de Paris - a révélé qu'il avait été abordé par la partie adverse mais que ses propositions n'avaient pas intéressé les responsables de la société Dilo : « Je leur ai demandé d'embaucher mon fils, qui a fait des études et obtenu plusieurs diplômes dans le secteur de l'eau. Ils m'ont dit qu'il était trop diplômé. Je leur ai proposé d'acheter les deux parcelles, ils m'ont dit que le prix était trop élevé. Je leur ai demandé de me prendre comme actionnaire, ils ne m'ont pas donné de réponse jusqu'à maintement » , regrette le plaignant qui ne comprend pas l'obstination des promoteurs : « Ils ont le même projet d'embouteillage d'eau à Macouria depuis 1999, ils peuvent s'installer et donner à l'eau de Macouria le nom de Dilo. »
Il faut savoir que Roland Valère a été débouté, en mai 2012, par les juges du tribunal de grande instance de Cayenne de sa demande de revendication de propriété et de toutes ses autres demandes, dont sa demande d'indemnisation.
En appel, les avocats du plaignant demandent aux juges, entre autres, de constater que leur client dispose des meilleurs éléments pour faire la preuve d'un titre de propriété sur les parcelles cadastrés BD18 et BD20, de constater que les consorts « Lalanne » n'ont jamais détenu de biens immobiliers sur la commune de Montsinéry et de condamner la société Etoile loc 11 à restituer à Roland Valère les parcelles.
Les conseils demandent aussi de condamner les responsables de l'usine Dilo à payer 10 millions d'euros à Roland Valère pour l'impossibilité d'user des produits et des fruits générés par les parcelles en mettant sur pied une usine d'embouteillage d'eau et 762 195 euros pour les dégradations causées sur les parcelles ainsi que 14 8 000 euros au titre du préjudice moral.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la décision des juges, prévue le 12 janvier, est attendue avec impatience par les deux parties.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger