Une dizaine de lycéens interpellés ces deux derniers jours en Guyane
Au moins huit d'entre eux ont été placés en garde à vue
Une bonne dizaine de jeunes ont été interpellés les 5 et 6 octobre en marge des manifestations devant les lycées de Guyane.
Ce mardi, ils sont sept à avoir été arrêtés par les forces de l'ordre soit pour un feu de poubelle, soit pour port d'arme blanche, soit pour participation à un attroupement avec visage couvert ou encore pour transport d'acide chlorhydrique. Trois ont été placés en garde à vue, dont deux se trouvaient devant le lycée Gaston-Monerville, à Kourou. L'un des deux était majeur et donc pas lycéen.
La troisième garde à vue est un lycéen de Damas, à Rémire-Montjoly. La gendarmerie l'a interpellé pour une suspicion d'avoir mis feu à une poubelle.
Trois élèves du lycée du Larivot en GAV
Côté police nationale, à Cayenne, un lycéen a fait l'objet d'une interpellation, ce mardi. Il aurait été surpris en train de jeter une bouteille en verre sur les forces de l'ordre et était en possession d'un couteau pour port d'arme blanche.
La veille, trois lycéens ont été arrêtés devant le lycée du Larivot et placés en garde à vue pour violence présumée contre les forces de l'ordre. Deux autres gardes à vue viennent de l'ouest-guyanais. Un lycéen de Léopold-Elfort, à Mana, a été envoyé en garde à vue tout comme un de ses camarades de Raymond-Tarcy, à Saint-Laurent. Ce dernier aurait été surpris en train de tenter d'introduire un produit incendiaire (de l'essence) au sein de l'établissement.
"Des développements violents qui ne sont pas acceptables"
La préfecture indiquait lundi : "Les mouvements dans plusieurs lycées de Guyane ont connu des développements violents qui ne sont pas acceptables. Si l'expression de revendications est légitime, les violences et les dégradations mettent en danger l'ensemble de la communauté éducative et ne peuvent être tolérées. L'action des forces de police et de gendarmerie mobilisées durant la matinée vise à garantir le droit de manifester tout en prévenant les violences et les dégradations."
La gendarmerie de Guyane appelle aussi au calme.
Certains des jeunes placés en gardes à vue ont déjà été relâchés.

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