Mardi, le tribunal de Cayenne jugeait un homme accusé d'avoir agressé le nouveau compagnon de son ex-femme, également mère de ses deux enfants. La victime, chef cuisinier, s'en est tirée avec de nombreuses blessures et un mois d'incapacité de travail.
Originaire du Pérou, demandeur d'asile et réfugié en Guyane pour, dit-il, raisons politiques, l'accusé a déjà été condamné à trois ans de prisons pour des faits de violence. C'est pendant cette détention que sa compagne de l'époque va décider de le quitter pour refaire sa vie avec un autre homme. Le couple se met d'accord pour garder chacun un enfant. Le père s'occupera du fils, la mère de la fille.
Dès sa sortie de prison en mars, l'accusé cherche avec insistance à reprendre contact avec son ex-compagne. Paniquée, la jeune femme portera plainte, sans suite.
Quelques mois plus tard, à Cayenne, le couple dîne tranquillement devant une sandwicherie, assis sur le trottoir, lorsque l'accusé surgit en scooter, visiblement énervé.
Il menace d'abord la victime avec un couteau, avant de lui asséner plusieurs coups de casque et de finalement le mordre à divers endroits du visage. L'accusé reconnaît les violences, mais assure les avoir commises à mains nues, sans casque et sans menace de couteau. Difficile à croire, au vu de la corpulence de la victime et de son état bras en écharpe, gueule cassée et genoux ouverts. L'accusé s'en tirera lui avec un genou éraflé, et un jour d'incapacité.
Le tribunal n'est d'ailleurs pas dupe. L'accusé est condamné à 3 ans d'emprisonnement avec maintien en détention. Aucune interdiction de territoire n'a en revanche été prononcée contre lui, en attendant l'issue de sa demande d'asile.
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