Naufrage face à Grand-Santi : un deuxième corps retrouvé sans vie, le piroguier en garde à vue
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La rédaction
Un hélicoptère participe aux recherches et aux opérations à Grand-Santi
Un hélicoptère participe aux recherches et aux opérations à Grand-Santi • COMMUNE DE GRAND SANTI

Deux personnes sont encore portées disparues. D'après les témoignages des rescapés, aucun membres du groupe ne portaient de gilet, affirme la procureure.

Le corps sans vie d'un second enseignant recherché sur le Maroni a été retrouvé en fin d'après-midi, ce 1 février, vers 17 h 30, annonce la préfecture de Guyane. Il a été retrouvé sous l'embarcation naufragée aux abords de Grand-Santi. Un premier corps avait été retrouvé plus tôt dans la journée. 

Deux enseignants sont donc toujours portés disparus après le chavirage de leur pirogue au matin du 31 janvier. 

Pas de gilet et garde à vue du piroguier

Dans un point presse en fin de journée, ce dimanche, la procureure de la République, Aline Clérot, a donné plus de précisions sur les circonstances : "Le groupe d'enseignants a passé la nuit dans un bar sur la rive surinamaise et a quitté l’établissement vers 5 heures du matin. Au milieu du trajet, le moteur s’est éteint et l’embarcation a pris rapidement l’eau. Les rescapés expliquent alors qu’une pirogue de fret est venu à leur secours et les a déposés côté Suriname avant qu’une seconde pirogue ne les ramène à Grand-Santi où ils ont été pris en charge. Les enseignants rescapés et le piroguier indiquent qu’aucun membre du groupe n’était porteur de gilet de sauvetage. Ces circonstances ont conduit à placer en garde à vue le piroguier des chefs d’homicides involontaires et mises en danger par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence."

Depuis le 1er janvier, un arrêté préfectoral impose le port du gilet de sauvetage sur l’ensemble des fleuves et criques de Guyane. L'application stricte de cette mesure reste pourtant un défi. Par ailleurs, la navigation de nuit est aussi interdite sur nos fleuves.

La garde à vue du piroguier, de nationalité surinamaise, a commencé en début d'après-midi. Les familles des victimes sont informées de l’évolution de l'enquête par les autorités et font l’objet d’un accompagnement par une association d’aide aux victimes mandatée par le Parquet.

"Il y a urgence. Ce drame est la nouvelle confirmation tragique de la nécessité du port du gilet. On ne peut se satisfaire de ces événements et de leur repetition", affirme le préfet Antoine Poussier. En juin 2025, sept personnes n'avaient pas survécu au renversement de leur pirogue en face de Saint-Laurent. En décembre 2023, quatre enfants avaient péri dans un naufrage, là aussi, à Grand-Santi.

Ecoles fermées à Grand-Santi

Le recteur, Guillaume Gellé, informe que les écoles de la commune seront fermées les 2 et 3 février et que les élèves des quatre classes concernées "pourront être reçu." Il ajoute "la communauté éducative est en deuil, tous sont affectés par ce drame. L'équipe éducative est prise en charge."

Les opérations de recherches, intenses, reprendront dès lundi, à l'aube. Pour rappel, trois personnes, dont le piroguier, avaient pu être secourues après l'accident.

Les recherches continuent

Sur le dispositif mobilisé la préfecture indique qu' "une quarantaine de gendarmes, de pompiers et de militaires des forces armées en Guyane, dont des plongeurs spécialisés, ainsi qu’une quinzaine de pirogues et les hélicoptères de la sécurité civile, de la gendarmerie et des forces armées, sont mobilisés sur le terrain pour rechercher les personnes disparues."

La cellule d’urgence médico-psychologique a été déployée par l’Agence régionale de santé à Grand-Santi. Une prise en charge des proches affectés par cet accident est assurée depuis samedi soir. 

L'accident s'est déroulé juste en face du bourg de Grand-Santi. Les personnes à bord  revenaient d'une soirée. Il n'y a pas de saut à cet endroit précis du Maroni. 

La situation est suivie par le centre opérationnel zonal de la préfecture. 

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