Policiers agressés : un délai nécessaire pour l'apaisement
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Policiers agressés : un délai nécessaire pour l'apaisement

Daniel SAINT-JEAN
Beaucoup de monde dans la salle des pas perdus du tribunal correctionnel pour la comparution des sept jeunes poursuivis pour violences aggravées sur policiers (DSJ)
Beaucoup de monde dans la salle des pas perdus du tribunal correctionnel pour la comparution des sept jeunes poursuivis pour violences aggravées sur policiers (DSJ)

Deux des sept jeunes guyanais poursuivis pour violences aggravées sur cinq policiers ont été maintenus en détention. L'affaire sera jugée le 19 décembre.

Les jeunes étaient nombreux dans la salle des pas perdus, hier dès 14 heures, pour l'audience des comparutions immédiates. Les policiers et les gendarmes également. C'est donc dans un climat particulièrement tendu que les sept prévenus, âgés d'une vingtaine d'années, se sont présentés devant les juges. Tous, sont poursuivis pour violences sur des policiers, quatre ont eu de deux à cinq jours d'interruption de travail et un autre, dix jours. Les faits se sont déroulés samedi dernier vers 5 heures au rond-point Leblond (lire notre édition du 24 novembre).
LA SALLE ÉVACUÉE
À la barre, les prévenus demandent un délai pour préparer leur défense. Du coup, les débats ne portent que sur leur maintien ou non en détention. Un renvoi que Mme le procureur estime nécessaire « pour l'apaisement de la situation qui s'est enflammée suite à un banal accident de la route. » Face « à ces faits graves de violence » , elle requiert le maintien en détention de tous les prévenus. « On n'est pas à l'heure du jugement » , rappelle-t-elle, mais « l'absence d'un des témoins majeur » l'incite à craindre des pressions.
« Il n'y a pas de dossier spécifique car des policiers sont concernés » , plaide pour la défense Me Émile Tshéfu. Il rappelle que « la norme est la liberté et non l'incarcération. » Et invite les juges à se prononcer « en dehors de tous préjugés » . Me Corinne François-Endelmond-Parfait poursuit lorsque retentit l'alarme obligeant l'évacuation de la salle. À la reprise, l'avocate précise que « certains des prévenus n'ont rien à voir dans cette affaire. » Me Christine Charlot pointe la menace d'un tir groupé et plaide pour la prise en compte de la personnalité de chacun. Me Dominique Kufel met l'accent sur les difficultés d'assurer la défense avec « une communication des dossiers tronquée. »
Enfin, pour Me Akim El Allaoui, « il n'y a pas plus de problèmes entre les jeunes et les policiers qu'en Hexagone » . Il met l'accent sur le recrutement local. « Les jeunes sont les policiers de demain. »
Trois heures après le début de l'audience la décision est rendue. Elle prend en compte les plaidoiries en individualisant les décisions. Les deux prévenus qui ont un casier judiciaire sont maintenus en détention. Les cinq autres sont sous contrôle judiciaire avec l'obligation de pointer, l'interdiction de rencontrer les autres prévenus et témoins, l'interdiction de quitter la Guyane et l'obligation d'être présent à l'audience du 19 décembre à 14 heures.

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