Policier tué à Cayenne: un jeune homme mis en examen
Un homme de 19 ans, a été interpellé lundi 26 août et placé en garde à vue, dans le cadre de l'enquête pour déterminer les circonstances du meurtre d'un policier de l'Ofast - qui n'était pas en service - le 25 août, dans un appartement de la cité Cœur de Bambou, à Cayenne.
En garde à vue, le jeune suspect "a admis que le rendez-vous était un guet-apens tendu à la victime pour la dépouiller de son argent. Il a imputé l’idée à un comparse qu’il désigne par ailleurs comme l’auteur des coups de feu, contestant avoir lui-même été présent au moment des faits", explique dans un communiqué le procureur par intérim de Guyane.
L'enquête menée ces derniers jours avait en effet permis de déterminer que le policier décédé "avait récemment réalisé plusieurs achats d’or" et ne comptait pas s'arrêter là : il avait "en dernier lieu échangé le matin du 25 août au 2024 sur les réseaux sociaux avec une personne dans le but d’acheter une chaîne en or pour un montant de 2200 euros". C'est en pensant réaliser cet achat que la victime s'est rendue à la cité Cœur de Bambou, en fin de matinée.
Forte de ces nouvelles informations, la justice a décidé ce jour de l'ouverture d'une "information judiciaire du chef de meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime (le vol commis avec usage ou menace d’une arme), et du chef de vol commis avec usage ou menace d’une arme" et à mis en examen le jeune homme interpellé pour ces faits.
Devant le juge des libertés et de la détention, le mis en examen a demandé un délai pour préparer sa défense. Il est "incarcéré jusqu’au débat sur son placement en détention provisoire qui se tiendra le 30 août 2024", précise la procureur. Le jeune homme était par ailleurs déjà sous bracelet électronique depuis le 4 mars de cette année, suite à sa condamnation le 22 septembre 2023 "pour des faits de transport sans motif légitime d'armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie B par au moins deux personnes et violence sur un officier public ou ministériel suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours", des faits commis le 14 juillet 2023.
Les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction pour retrouver le ou les complices de la personne interpellée, notamment celui que le suspect accuse d'être le tireur.

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