Avec un slogan fort - « Si tu joues avec des pétards, tu ne joues pas avec les Frères » - l'association des Frères de la Crique espère dissuader les jeunes (photo archives)
Après l'accident de pétard qui a blessé au visage un enfant de 3 ans au début du mois, l'association du Village chinois a décidé de sensibiliser les jeunes du quartier aux dangers de ces produits souvent illégaux.
Le slogan des Frères de la Crique est on ne peut plus clair : « Si tu joues avec des pétards, tu ne joues pas avec les Frères » . Lancé quelques jours après l'accident qui a blessé gravement un enfant de 3 ans au visage dans le quartier de la Mâtine, à Cayenne, il ne passe pas inaperçu. « A la Crique comme partout en Guyane, la fin de l'année c'est la période des pétards, explique Jean-Yves Tarcy, l'un des membres fondateurs et président de l'association. Le fait que cet enfant ait été blessé il y a quelques jours nous a fait réagir. Ce qu'on souhaite avant tout, c'est que les parents soient plus vigilants. Comment leurs enfants achètent ces pétards ? Avec quel argent ? Par quel biais ? On demande aussi à ce qu'il y ait plus de contrôles des autorités. On sait très bien que ces pétards viennent du Suriname. On peut faire en sorte qu'ils entrent moins facilement chez nous. Et que des mineurs seuls ne puissent plus en acheter comme c'est normalement prévu. »
Pour lutter contre ce phénomène, le préfet a en effet pris un arrêté interdisant la vente de la plupart des pétards du 1er décembre au 20 février. Seuls les petits pétards de catégorie 1 restent autorisés à la vente, sauf aux mineurs. L'utilisation de pétards sur la voie publique, en direction des habitations ou au milieu de la foule, est également strictement interdite. Les contrevenants risquent une amende. Quant aux importateurs et revendeurs de pétards illégaux, ils encourent une peine de prison. Mais pour les Frères de la Crique, il est avant tout essentiel de sensibiliser les jeunes à l'utilisation de ces produits. En employant des mots qui les touchent.
« C'EST UN SIMPLE JEU POUR EUX »
« On a grandi dans le même quartier et notre parole a du poids auprès d'eux, poursuit Jean-Yves Tarcy. Pour l'instant, ils ne se rendent pas compte du danger, c'est un simple jeu pour eux. Mais on va continuer nos actions en espérant qu'elles portent leurs fruits. Certains parents reconnaissent déjà un manque de vigilance. C'est un début. Quand j'étais gamin par exemple, mes grands-parents ne m'auraient jamais laissé rentrer avec un vélo dont ils ignoraient la provenance. C'est de cette vigilance dont on a besoin. »
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