Une cellule de crise s'est réunie hier matin en préfecture, pour faire le point sur ce phénomène d'odeurs suspectes, une véritable énigme pour les autorités qui ont mis sur la table toutes les hypothèses. Au coeur des débats, la source des malaises ayant entraîné l'évacuation à l'hôpital de Cayenne de plusieurs élèves et personnels éducatifs, en observation. Parmi les possibilités évoquées, il y a la présence d'un ancien cimetière ou les émanations de gaz provenant d'un puits de pétrole. Deux hypothèses balayées d'un revers de main par les spécialistes, qui ont expliqué que des analyses ont été effectuées avant la construction des bâtiments. Certains habitants ont mis en cause le malathion, une idée vite passée à la trappe car le produit est diffusé le soir alors que les enfants ont été pris de malaises le matin vers 10 heures. En plus, il est difficile de croire que le produit stagne uniquement à côté de deux classes. D'AUTRES CONTRÔLES EN COURS
Une autre possibilité a été évoquée à la sortie de la réunion de crise, notamment par le président du conseil général, Alain Tien-Liong : « Nous sommes en période de fêtes de fin d'année, on peut s'interroger sur un ou plusieurs individus ou encore des élèves qui diffusent à côté des classes un produit qui entraîne ce type de malaise. Nous attendons, en revanche, le retour des prélèvements qui ont été effectués pour mettre le doigt sur l'origine de cette odeur. » « Les contrôles et les investigations vont se poursuivre » , a indiqué le lieutenant-colonel Jean-Paul Malaganne, responsable de la sécurité civile, avant d'énumérer : « Poursuite des prélèvements passifs, des analyses en temps réel de la qualité de l'air dans les deux établissements scolaires. Contrôle de la qualité de l'air, des sols et des sous-sols, des eaux de surface et des réseaux souterrains, des installations industrielles classées dans la zone d'intervention, analyse de l'historique du site et expertises, enquête épidémiologique et de voisinage. Nous disons aux parents de ne pas dramatiser car depuis le début du phénomène, il n'y a eu aucune hospitalisation. » Le maire de Macouria, Gilles Adelson, présent à chaque évacuation et qui participait à la réunion de crise, a tenu à rassurer les parents d'élèves : « Je reste à leur disposition, afin de faire remonter leurs doléances et celles de leurs enfants. » ET AUSSI...
Dans un souci de transparence, une réunion d'information à l'attention de la communauté éducative et des parents d'élèves se tient lundi à 8 h 30 au collège Antoine-Sylvère-Félix, en présence du préfet, du président du conseil général, du maire de la commune, du recteur, des experts et des services de santé et de sécurité concernés. La date de réouverture du collège sera connue ce jour-là.
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