CAYENNE.Deux lycéens ont été raquettés et agréssés la semaine dernière devant Melkior-Garré. C'est toute la filière qui a décidé de débrayer demain, entre 7 h 30 et 10 heures, pour réclamer plus de sécurité. Traumatisée et révoltée, Charlotte, 18 ans, en terminale hôtellerie-restauration témoigne. Comme l'ensemble de ses camarades elle participe tous les mercredis à une séance de travaux pratiques jusqu'à 21 heures. Après le cours, elle se retrouve devant le lycée avec un camarade, attendant qu'on les récupère. « Zachari et moi, étions en face du lycée, appuyés sur des barres pour attendre nos parents. On s'est mis là, car il n'y a pas de lumières. On ne voit rien. Et puis on a vu une voiture passer devant nous et faire aussitôt demi tour lorsque les occupants nous ont vu. La voiture s'est arrêtée à côté de nous et cinq personnes, encagoulées et armées, sont descendues du véhicule. Ils ont pris nos sacs, nos portables et nos chaînes. Je ne voulais pas donner mon portable alors l'un des hommes m'a tenu par le cou. Il avait un grand couteau à la main. Il a pris mon portable et a arraché ma chaîne. Ils sont repartis très vite. On est retourné à l'intérieur voir le gardien et les professeurs qui restaient. Nos parents sont arrivés et on est allé au commissariat porter plainte » .
Les parents de Zachari, actuellement à Paris, ont très mal vécu l'agression de leur fils et ont décidé de le rapatrier dans l'Hexagone. Charlotte, de son côté, a été très marquée psychologiquement. « J'avais du mal à manger, j'ai fait des cauchemars. À chaque fois que je voyais un couteau, je pleurais. »
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