Le 11 juin 2015, deux semaines après un
mouvement social initié par l'Ufap, le syndicat FO entame une grève
dure avec des revendications qui sonnent comme autant de désaveux
de la direction. Le syndicat réclame surtout le départ du chef
d'établissement, Jean-Philippe Mayol, arrivé en décembre 2014,
accusé de racisme. Le syndicat alerte aussi sur une épidémie de
tuberculose au sein de l'établissement, ce qui sera démenti par la
suite. Un barrage bloquant l'accès au centre pénitentiaire est
immédiatement dressé. Le rapport insiste sur un point qui aura son
importance pour la suite : « Les difficultés de livraison des
cantines allaient devenir récurrentes jusqu'au jour de la
mutinerie, dont elles constituent une des causes principales. » Les
cantines étant les commandes passées par les détenus (cigarettes,
produits frais...). Le mouvement étant aussitôt médiatisé, les
détenus peuvent facilement suivre son évolution. Durant les six
jours de cette grève, FO s'en prend directement au directeur,
qualifié de « gouverneur » . La grève dure jusqu'au soir du 16
juin, jour où éclate une mutinerie.
DES SYNDICALISTES POINTÉS DU DOIGT
A posteriori, la mission de l'IGSJ
relève des fautes de plusieurs agents grévistes, mais elle pointe
surtout les deux leaders syndicaux FO que sont Florent Emmanuel
(secrétaire départementale FO pénitentiaire) et Nadine Colin
(membre de la commission nationale exécutive de FO). Possédant un
dossier disciplinaire déjà lourd, Florent Emmanuel est, en juin
2015, sous le coup d'une suspension...
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