Hommage à Thierry Gressieux, dont le corps a été découvert résidence Petit Chalet à Cayenne
Le corps de Thierry Gressieux, ancien journaliste et poète, a été découvert lundi 29 avril par les pompiers.
Lundi, à 12h56, en ouvrant la porte d'un appartement de la résidence Petit Chalet à Cayenne, dans le quartier de l'Anse Chaton, les pompiers ont fait la macabre découverte d'un corps "en état de décomposition cadavérique" selon leurs dires. On a appris rapidement l'identité de la personne. Il s'agit de Thierry Gressieux, ancien journaliste et poète. Il avait d'ailleurs gagné en 2023, le prix Serge Patient organisé par la CTG.
Thierry Gressieux nous parle de frontières
Son texte titré, Des lignes imaginaires, évoque l'immigration et plus globalement, les frontières qui existent et qui parfois séparent les hommes. » J'ai décidé de participer à ce concours, car le thème frontière m'inspirait « , explique Thierry Gressieux qui commence l'écriture dès son adolescence.
Des lignes imaginaires, par Thierry Gressieux
On les connaît depuis l'enfance,
C'est ce que l'enseignant dispense.
Des tracés autour d'une boule ronde
Que les savants nomment mappemonde.
Si ces tracés vraiment existaient,
Les satellites, repérés les auraient.
Le poisson qui frétille insouciant sous les eaux
N'a pas idée des lignes de partage de ces eaux
Et sa progéniture éclose dans tel ou tel port
Parcourra le monde entier sans passeport.
C'est l'homme qui s'est imposé des limites
Mais jamais dans l'histoire la nature ne l'imite.
Par myriades les oiseaux se jouent des frontières du Nord au Sud
Au désarroi des forteresses des États du Pôle Nord au Pôle Sud.
En passant une frontière on ne tombera jamais sur un Martien
Mais sur d'autres êtres humains au physique comme le sien.
À chacun d'entre nous d'aller au-delà de toute ligne imaginaire
Pour rendre beaucoup plus agréable ainsi notre séjour sur Terre.
Il n'y a pas de frontière que la tolérance ne peut abolir,
C'est ainsi que nous nous garantirons un bel avenir.
Il n'y a pas d'étrangers sur Terre, juste des voisins.
Qui nous empêchera alors de nous serrer la main ?
Ce sont les gouvernements nos plus grands tortionnaires,
Ils nous enferment d'autorité dans ces lignes imaginaires.

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