En prison après l'incendie de l'îlet Malouin
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CAYENNE

En prison après l'incendie de l'îlet Malouin

Pierre-Yves CARLIER
Samedi matin, il ne restait rien des neuf cases qui venaient de brûler à l'îlet Malouin de Cayenne (PYC)
Samedi matin, il ne restait rien des neuf cases qui venaient de brûler à l'îlet Malouin de Cayenne (PYC)

Dans la nuit de vendredi à samedi, neuf cases du quartier ont brûlé. Un habitant est soupçonné d'avoir mis le feu à la sienne, provoquant la destruction de celles situées autour. Il nie l'avoir fait volontairement. Il a été placé en détention provisoire.

Dans la nuit de vendredi à samedi, trente-deux personnes ont perdu leur logement, dans l'incendie de neuf cases de l'îlet Malouin, à Cayenne (notre édition de lundi). Une partie des habitants ont été relogés, certains se retrouvent à la rue et un dort en prison.
Ce riverain est soupçonné d'avoir volontairement mis le feu à sa case. Il a été arrêté dans les heures suivant le sinistre et a été incarcéré lundi. Dès samedi matin, des voisins affirmaient l'avoir entendu hurler qu'il allait tout détruire. Il semble qu'il était furieux d'avoir découvert que sa femme était partie sans lui à Georgetown (Guyana). Une dame, dont le témoignage a été recueilli par les policiers, affirme l'avoir vu sortir de chez lui et avoir vu les flammes immédiatement après.
Devant les enquêteurs, le suspect a reconnu que le feu était parti de chez lui, mais a nié l'avoir mis exprès. Selon son récit, il fumait dans son lit, a posé sa cigarette sur sa table de nuit et est sorti. C'est après que le feu aurait pris, la cigarette tombant sur son matelas en mousse.
Que l'incendie fût volontaire ou non, ses voisins ont tout perdu. Trente-deux personnes vivaient là : quatorze adultes et dix-huit enfants. Il y a un an, la mairie avait effectué un recensement dans le quartier. Il n'y avait alors que cinq cases. Les personnes qui s'y trouvaient déjà et qui sont en situation régulière ont été relogées par la mairie. Pas les autres.
Un pompier fait le test
Une cigarette qui tombe sur un vieux matelas en mousse (qui n'est donc plus protégé contre le feu) peut-elle provoquer un incendie en dix minutes ? C'est la question que tentent de résoudre les policiers, puisque c'est la version donnée par le suspect. Ils ont interrogé un sapeur-pompier. Celui-ci a fait le test chez lui, dans un espace ventilé. La cigarette a mis huit minutes à se consumer. Le matelas n'avait pas brûlé. Rien ne dit toutefois que les conditions de l'incendie de samedi matin étaient exactement reproduites.

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