Alerte à la pollution mercurielle en Guyane : la France pointée du doigt
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Alerte à la pollution mercurielle en Guyane : la France pointée du doigt

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
« Le mercure est un fléau. Le pire c'est que ça ne se résume pas qu'au sol. L'air aussi est pollué. Le vent et la pluie en propagent. »
« Le mercure est un fléau. Le pire c'est que ça ne se résume pas qu'au sol. L'air aussi est pollué. Le vent et la pluie en propagent. » • ARCHIVES

À la suite de la COP-5 de la Convention de Minamata, l'association Wild Legal et la Fondation Danielle Mitterrand dénoncent les défaillances de la France dans la lutte contre la pollution mercurielle en Guyane. Une alerte a été lancée au Secrétariat de la Convention, mettant en lumière l'urgence d'un plan d'action."

Après la récente COP-5 de la Convention de Minamata, du 30 octobre au 3 novembre 2023, la Guyane attire l'attention en raison des déficiences de la France dans la lutte contre la pollution mercurielle. Un communiqué commun de Wild Legal et de la Fondation Danielle Mitterrand lance un appel pressant à l'action.

"La Guyane, souvent associée à ses exploits spatiaux et aux problèmes liés au trafic de cocaïne, doit désormais faire face à un autre défi majeur : la pollution mercurielle", alerte Marina Calmet, fondatrice de Wild Legal.  Elle met en avant les lacunes des efforts français jusqu'à présent et exhorte à une action immédiate pour protéger les droits humains et de la nature.

Intégration des peuples autochtones

Bien que la COP-5 ait recommandé l'intégration des peuples autochtones dans la mise en œuvre des projets de la Convention, Wild Legal et France Libertés soulignent l'urgence d'un plan d'action spécifique pour la Guyane française.

 

La France est critiquée pour ne pas avoir notifié les exploitations aurifères sur son territoire, échappant à ses obligations en vertu de la Convention de Minamata. Les associations pressent le Secrétariat de soutenir la France dans l'adoption de mesures et d'objectifs chiffrés pour protéger les populations exposées, insistant sur l'inclusion des peuples autochtones dans la lutte contre l'orpaillage illégal.

Un recours engagé contre l'État français

Cette démarche s'inscrit dans un recours engagé en octobre dernier par plusieurs associations, demandant que la France mette fin à sa carence dans la lutte contre l'orpaillage illégal et la protection des droits humains et de la nature en Guyane.

Les associations citent l'approche des "droits bioculturels" comme une voie à suivre, reconnue par la Cour interaméricaine des droits de l'Homme, pour renforcer la protection des populations exposées.

 

"La situation en Guyane française souligne l'urgence d'une action nationale et internationale coordonnée pour lutter contre la pollution mercurielle. La France, en tant que signataire de la Convention de Minamata, est rappelée à ses responsabilités," note les associations écologistes.

Les associations exhortent la France à prendre des mesures immédiates pour remédier à la situation préoccupante en Guyane, plaçant la protection des droits fondamentaux des populations locales au cœur des préoccupations.

 

A ce titre, une conférence de presse est organisée, demain à 10 heures, par le Yopoto Roland Sjabere du village Atopo W+p+ (Prospérité), à Art Design Production au 72 rue du Lt Becker à Cayenne, afin de faire le point sur le projet CEOG et la position du village dans ce conflit.

 

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