Un bilan de rentrée « extrêmement négatif » selon le Steg UTG
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
EDUCATION

Un bilan de rentrée « extrêmement négatif » selon le Steg UTG

Le Steg UTG lors de sa conférence à la Centrale UTG de Cayenne. Phillipe Bouba, 5eme vice-président de la CTG également présent.
Le Steg UTG lors de sa conférence à la Centrale UTG de Cayenne. Phillipe Bouba, 5eme vice-président de la CTG également présent. • GT

Hier, le Steg UTG a tenu une conférence sur le bilan de la rentrée scolaire 2022. Comme les années précédentes, le syndicat dresse un constat négatif. Des effectifs d'enseignants trop faibles par rapport aux élèves toujours plus nombreux est un point notamment évoqué.

 Moins d’une semaine après la reprise, le Steg UTG s’est réuni pour établir son premier bilan de la rentrée scolaire. « C’est un bilan extrêmement négatif pour septembre 2022. C’est d’ailleurs le cas depuis un certain nombre d’années », dénonce en préambule la secrétaire générale Anaëlle Metzger.

Le syndicat pointe du doigt un « manque d’anticipation du rectorat. Ce qui nous amène au constat aujourd’hui encore que : certains élèves n’ont pas de professeurs. »

« Au premier degré, ils essaient de positionner les remplaçants pour pouvoir faire face aux postes pas encore pourvus. Au 2nd degré, certains élèves n’ont pas d’enseignants dans certaines matières : ils commencent l’année avec des heures en moins sur leur cursus scolaire », complète encore Anaëlle Metzger.

Une liste non exhaustive est évoquée par Bruno Niederkorn, porte parole du syndicat : plus de 10 postes manquants au lycée Elie Castor, à Kourou ; trois au lycée professionnel Jean-Marie Michotte ; et sept sur la commune de Saint-Georges. Pourtant, encore selon le Steg UTG, « des contractuels prêts à travailler sont restés sur le carreau. »

Sur le sujet de la pénurie d’enseignants, le rectorat s’était exprimé début septembre expliquant notamment : « Ce n’est pas une nouveauté en Guyane. Mais elle n’est pas plus élevée que les années précédentes. » Bien qu’ils n’étaient pas encore tous pourvus au moment de la déclaration, 80 nouveaux postes ont été créés cette année, nous indiquait également le nouveau recteur Philippe Dulbecco.

« On fait exploser les lycées »
Malgré le nouveau lycée du Larivot et les classes supplémentaires ouvertes (détails ici encore dans cet article) le Steg TUG « ne croit pas » au fait que tous les élèves de 2nde seront affectés d'ici à la fin du mois. « Ce n’est pas encore suffisant par rapport à la demande. Et de toute façon, on fait exploser les lycées en rajoutant des bungalows dans les établissements. » À cela s’ajoute aussi le problème de l’insécurité « à cause du surchargement supplémentaire des établissements. »
« Il devient, en plus, impossible de répondre aux besoins individuels de chacun. »

Enfin, le syndicat a rencontré le nouveau recteur Philippe Dulbecco pour lui présenter les anciennes problématiques qui existent « depuis 5 ans », explique la délégation présente. 5 ans : soit le nombre d’années pendant lesquelles Alain Ayong Le Kama exerçait la fonction de Recteur en Guyane. « On a évoqué une administration qui n’est pas à l’écoute du personnel et qui ne met pas en place les solutions proposées par le syndicat et autres représentants du personnel. »