La mobilisation contre la réforme des
retraites - qui commençait sérieusement à s'effilocher - s'offre
une nouvelle jeunesse. À la veille d'un nouvel appel national à la
grève, les lycéens se sont fortement mobilisés hier. Ce matin, ils
battront eux aussi le pavé, aux côtés des syndicats.
De fait, la mobilisation du lycée Damas,
mercredi, a fait tâche d'huile. Par SMS, via Facebook ou MSN, les
lycéens se sont passés le mot ce week-end. Jusqu'à se rassembler en
nombre hier matin, devant leur établissement. Au lycée Félix-Éboué,
« 250 à 300 élèves » selon le proviseur, manifestaient, déployant
des banderoles au passage des voitures. Dans la matinée, les élèves
de Melkior-Garré les ont rejoints. Pour la plupart, il s'agit de
leur première manifestation : « On tient à affirmer ce qu'on pense
» , dit Amélie, évoquant notamment les grèves de novembre 1996 : «
À l'époque, nos frères et soeurs avaient réussi à se faire
entendre! » Selon Marie, de Félix-Éboué, « on n'avait pas vraiment
compris avant l'ampleur de cette réforme. On a vu qu'en France les
lycéens se bougeaient ; nous aussi nous sommes Français, nous aussi
on doit se bouger, car la réforme va toucher tout le monde! »
« Tout le monde est concerné »
À ceux qui les accusent de se faire
manipuler,...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters