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LES RECORDS DE LA NATURE (3/6)

Le Mimosa pudica, un grand sensible

Karin SCHERHAG Mercredi 17 juillet 2013
Le Mimosa pudica, un grand sensible
Il faut à peine 8 centièmes de seconde à la sensitive pour se replier. (KS)

On poursuit notre rubrique avec une espèce très répandue. Considérée comme une mauvaise herbe en Guyane, cette sensitive aurait de nombreuses vertus médicinales. Mais elle détient aussi un record : celui de la plante la plus rapide du monde.

On en voit partout : dans nos jardins, sur le bord des routes et dans les milieux ouverts. Le Mimosa pudica, plus connu sous le nom créole de « mamzel Marie » , est une plante remarquable. Sensitive, elle n'a besoin que de 8 centièmes de seconde pour replier ses feuilles. Une performance qui fait d'elle la plante la plus rapide du monde.
Au moindre contact du vent, de la pluie ou de l'Homme, le Mimosa pudica modifie la pression interne de ses feuilles pour les refermer (la cellule stimulée chasse l'eau, engendrant le repli). Selon les cas, il lui faudra entre 5 et 20 minutes pour reprendre un aspect normal. En botanique, on appelle cela la thigmonastie, l'un des mouvements les plus spectaculaires du règne végétal. Cette réaction s'apparenterait à un système de défense ; les animaux herbivores rechignent en effet à se nourrir de plantes mortes. De cette façon, les feuilles sont aussi moins exposées aux intempéries. En Guyane, on dit que « mamzel Marie » ferme sa porte au diable qui rôde...
Cette particularité l'a rendue célèbre bien au-delà de ses frontières naturelles. Dans les pays du nord où on apprécie également ses petites fleurs roses en forme de pompon, elle est vendue en pot, comme plante décorative. Un paradoxe quand on sait qu'ici, elle est considérée comme une mauvaise herbe (surtout à cause des nombreuses épines dont elle est garnie) et arrachée sans vergogne.
On prête pourtant à cette plante rampante originaire d'Amérique tropicale, de nombreuses vertus. Les Mayas utilisaient ses feuilles pour leurs propriétés relaxantes et anti-dépressives. Au Guatemala, on lave encore les jeunes enfants avec une décoction à base de feuilles afin qu'ils s'endorment rapidement. Pour les anciennes populations amérindiennes des Caraïbes, c'était aussi une plante médico-magique. Elle est d'ailleurs toujours utilisée dans les remèdes médicaux traditionnels en Afrique, en Inde et en Chine. Aux Antilles françaises, c'est la racine qui est traditionnellement utilisée en décoction contre le mal de gorge et la coqueluche. Désormais, on réfléchira à deux fois avant de s'en débarrasser.
Avec la collaboration de Jean-Marie Prévoteau, guide animateur Parc naturel régional de la Guyane
- Dur comme fer
Avec une densité d'au moins 1 200 kg/m3, le boco (Bocoa prouacensis de son nom botanique) est le bois le plus lourd du monde. En créole, il est d'ailleurs appelé bois de fer. Présent sur le plateau des Guyanes et au Brésil, cet arbre est commercialisé sous le nom de wamara. Difficile à travailler de par sa dureté, ce bois de couleur marron très sombre est surtout utilisé dans la création d'objets d'art, la marqueterie et la coutellerie. Les Saramaka l'utilisent aussi en bain de force et la cosmétologie moderne l'emploie dans des crèmes de soin. K. S. (avec J-M. P.)

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