Il est un peu plus de 7h15 quand, un gros
carton dans les bras, Giannina René franchit la porte de l'école
Milien. Son école, désormais. Âgée de 24 ans, elle effectue sa
première rentrée scolaire en qualité d'enseignante titulaire. Alors
elle se fend d'un large sourire à l'intention de son directeur et
d'une poignée de collègues, et se dirige vers sa classe d'un pas
décidé. À peine plus de dix minutes avant l'arrivée de ses élèves
de cours moyen première et deuxième année, il n'est pas question de
perdre une seconde.
Première surprise, tous les meubles sont
entassés dans le fond de la salle. La jeune femme laisse échapper
un soupir. « Je vais accueillir les élèves et après on verra » ,
sourit-elle. Elle a au moins la satisfaction de constater que la
climatisation fonctionne. Un brin angoissée ? « Non, ça va bien se
passer » , se défend la native de Sainte-Luce, en Martinique. « Que
l'on appelle des Lucéens, pas des Sainte-Luciens » , prend-elle
soin de préciser.
Le temps de vider le grand carton rempli de
fournitures et autres documents, et voilà que les premiers écoliers
montrent le bout de leur nez. Timidement, ils pénètrent les uns
après les autres dans la salle sous le regard de...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters