Du comptoir des garimpeiros aux portes des grandes écoles
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Du comptoir des garimpeiros aux portes des grandes écoles

Pierre-Yves CARLIER
L'hôtel-restaurant Chez Nelly, où Thays a passé une partie de son enfance.
L'hôtel-restaurant Chez Nelly, où Thays a passé une partie de son enfance.

Née dans le Roraima (Brésil), élevée à Maripasoula, revenue travailler au bar de sa mère à Albina 2 pendant les vacances, Thays Almeida effectue sa rentrée en khâgne à Marseille, et prépare les concours de grandes écoles.

Mercredi 25 juillet, Albina 2, repaire de garimpeiros situé face à Maripasoula. Seuls une demi-douzaine de touristes sont attablés, canette de bière brésilienne à la main, à la terrasse de Chez Nelly, l'hôtel-restaurant emblématique de cette base arrière de l'orpaillage clandestin. Les garimpeiros sont loin. Ils se tiennent prudemment à l'écart de l'agitation gendarmesque depuis le meurtre de deux militaires à Dorlin.
Derrière le bar, la vingtaine pimpante et de petites lunettes de bûcheuse sur le nez, Thays Almeida essuie les verres et devise en portugais avec une parente. Manoelzinho, le chef de la bande soupçonné d'avoir tué les militaires ? Elle en a entendu parler. Mais n'a pas vu grand-chose. Elle s'explique : « Je suis revenue pour les vacances. Je faisais mes études. » À Cayenne ? Sur le littoral ? Non : « À Marseille. » Son interlocuteur écarquille les yeux, jauge, flaire la blague. Quelles études ? Khâgne : la classe préparatoire aux grandes écoles littéraires.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger