Débrayage à la clinique Véronique
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Débrayage à la clinique Véronique

T.F.

Le personnel de la clinique Véronique de Cayenne a débrayé lundi matin © photos : Henri GRIFFIT

Une quarantaine de salariés de l'établissement de santé cayennais a répondu à l'appel du syndicat UTG, hier matin de 7 à 10 heures, afin de dénoncer les conditions de travail.

Une histoire de salaires, d'acquis sociaux et, plus simplement, de rapports humains. Telles sont les raisons qui ont poussé une quarantaine de salariés du Centre de santé guyanais, plus connu sous le nom de clinique Véronique (avant sa reprise par le groupe Kapa), à cesser le travail pendant trois heures, hier matin. Un mouvement initié par la section UTG (Union des travailleurs guyanais) et qui a été paisiblement organisé devant l'entrée du bâtiment principal. Sous le regard parfois interloqué des patients.

Dès 7 heures, les salariés mécontents se sont regroupés devant le hall d'entrée de la clinique. Roberto Théolade, secrétaire général de la section UTG, et Frédéric Inglis, délégué syndical, résument les griefs de leurs collègues. « Il n'y a pas de maintien de salaire pour les salariés qui sont en arrêt maladie, qui ont un arrêt de travail ou en congés maternité, détaille Roberto Théolade. On a évoqué ces questions à plusieurs reprises avec la direction lors de réunion, mais à chaque fois elle nous a opposé un refus catégorique. » Et Frédéric Inglis de lancer : « On n'a pas le droit d'être malade à la clinique Véronique. » Une situation que le directeur, Jean-Michel Pila, attribue à la lenteur supposée des services de remboursement de la Sécurité sociale.

Selon le dirigeant, « le maintien des salaires doit exister, mais par le biais d'une meilleure gestion par la Sécu » . Pour ce faire, il assure s'être rapproché des services concernés pour « élaborer un protocole » spécifique. Toutefois, il ne s'agit pas de la seule difficulté soulevée hier par les employés.

« Il y a un non-respect de certains médecins vis-à-vis du personnel, mais aussi des patients, insiste Roberto Théolade. C'est du dénigrement. » Des relations délicates, voire délétères, avec la hiérarchie qu'une salariée résume de la manière suivante : « Regardez, le directeur est venu prendre son café dans le hall et il a vu qu'on débrayait, mais il n'a même pas fait la démarche de venir nous parler. » Pour Jean-Michel Pila, la priorité est désormais de « désamorcer les tensions » et « dissiper les malentendus » .

Néanmoins, le mécontentement de certains salariés et du syndicat UTG promet des négociations annuelles obligatoires (NAO) des plus disputées.

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