Le sucre : une mémoire coloniale et une amnésie contemporaine
Dans son documentaire « Le sucre, pour la douceur et pour le pire », la réalisatrice Mathilde Damoisel remonte les fils d'une histoire mondiale, coloniale et contemporaine. Un récit en deux volets qui fait du sucre une loupe pour lire les inégalités passées... et présentes.
«J'ai été poursuivie, asservie, enlevée à l'Afrique et livrée, pour un sac de sucre » : la phrase de la rappeuse Casey résonne encore. Son titre « Sac de sucre » (Libérez la bête, 2010) aurait pu faire office de bande-son pour le premier des deux épisodes du documentaire réalisé par Mathilde Damoisel, Le sucre, pour la douceur et pour le pire, à voir jusqu'au 5 novembre sur Arte.tv et la chaîne YouTube d'Arte.
Une résonance particulière
Si les champs de canne à sucre symbolisent la Guadeloupe sans doute bien plus que les plages et les cocotiers - en tout cas, vu d'ici -, le sucre garde un goût amer parce qu'intrinsèquement lié à quatre siècles d'esclavage qui ont fait ce que la France est aujourd'hui. Ainsi, il était impossible, selon Mathilde Damoisel, de comprendre la place du sucre aujourd'hui sans remonter aux plantations esclavagistes, aux flux de capitaux et aux transformations sociales qu'il a générées.
Ce que le sucre révèle des hiérarchies raciales
Les deux épisodes d'environ une heure, Esclaves du sucre...

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