Un festival de premières pierres
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Un festival de premières pierres

Karin SCHERHAG

KOUROU. Intégrée au programme national de rénovation urbaine pour un bugdet global de 42 millions d’euros, la cité spatiale poursuit ses projets dans le bourg et au village saramaca. Gros plan…

Les projets Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) sont menés tambour battant à Kourou. Avec Cayenne et Matoury, la cité spatiale est l’une des trois villes retenues par l’Etat pour un réaménagement complet des secteurs paupérisés : ici, le bourg et le village saramaca. Le budget de 42 millions d’euros doit être consacré à la lutte contre l’habitat insalubre, au développement économique, à l’emploi, ainsi qu’à la requalification des espaces publics. Après le marché au poisson, la halle couverte ou encore le carbet du village saramaca, les élus ont procédé, lundi matin, à une série de poses de premières pierres.
• Le centre d’art bushinengué

Sur ce terrain vague du village saramaca où se sont installés sans autorisation coiffeurs et vendeurs de grillades, la municipalité prévoit la construction d’un centre d’art bushinengué : ateliers de création et locaux de commercialisation doivent attirer en masse habitants et touristes de passage. « Mais nous souhaitons également régulariser la situation des commerçants qui se trouvent ici », souligne Jean-Etienne Antoinette, sénateur-maire de Kourou. Le centre d’art s’accompagnera donc d’espaces de restauration, de salons de coiffure, mais aussi d’une salle d’exposition, d’un grand hall d’accueil, d’une maison de quartier et même, de studios de répétition pour la dizaine de groupes musicaux qui ont émergé ici. « Avec ce mini « mall » culturel, on espère créer une vie au sein du village. » Les travaux de cette vaste halle couverte de 2 700 m2 devraient démarrer le 1er septembre pour une livraison dans un an à peine. D’ici là, les commerçants seront déplacés un peu plus loin. Pour José Amesi Konima, qui vend ici ses brochettes chaque soir depuis quatre ans, ce projet est « forcément une bonne chose, surtout pour les questions d’hygiène ». « Je vais m’installer de l’autre côté de la route le temps que les travaux soient réalisés, précise-t-il. Ça ne me dérange pas, toute ma paillotte est démontable. Quant au loyer et aux taxes, je suis prêt à les payer. Je déclare déjà mes employés. La seule chose qui m’inquiète, c’est la réaction de mes clients (environ 250 personnes s’arrêtent chaque week-end). Ils viennent ici pour le dépaysement. Si on ressemble à n’importe quel resto, je ne sais pas si ça va leur plaire. Alors je commence à les préparer au changement. »
Ce projet est estimé à 1, 05 million d’euros (dont une enveloppe de 240 000 euros de l’Anru).
• Le centre d’accueil et d’hébergement
Juste en face de l’église, cet ensemble de bâtiments à l’abandon dénote dans le paysage. Construit à la fin des années 80, il proposait une salle dédiée aux associations et une dizaine de chambres bon marché pour les jeunes de passage. Il a également servi de lieu de repli pour les sapeurs-pompiers lors de la réhabilitation de la caserne. Aujurd’hui, il est squatté et dans un bien triste état. Les travaux de rénovation commenceront début septembre pour une durée d’environ huit mois et un coût de 800 000 euros. Géré par la municipalité, ce centre devrait bientôt assurer de nouveau sa fonction première. Une bonne nouvelle pour les petits budgets.
• Les logements de la rue Duchesne…
Dans le cadre de son programme de traitement des « dents creuses », les espaces vides entre deux bâtiments, la municipalité travaille en étroite collaboration avec la Simko, qui doit réaliser 176 logements dans la ville (81 ont déjà été livrés). Rue Duchesne, six logements locatifs très sociaux devraient être terminés au cours du troisième trimestre 2013. Deux T2, trois T4 et un T5 à des loyers très modérés : de 226 à 546 euros.
… et ceux de la rue du marché
Il ne s’agit plus là d’une pose de première pierre mais presque d’une remise de clés. D’ici une quinzaine de jours, les six T2 du centre-ville pourront être livrés. Là encore, la Simko est concessionnaire. Pensé dans l’esprit des maisons créoles, ce petit bâtiment beige s’intègre parfaitement dans le paysage. Pour les loyers, comptez environ le double de la rue Duchesne.

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