Soyouz : 9e lancement réussi
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Soyouz : 9e lancement réussi

P.R. & AFP
Le lanceur Soyouz, hier à 15 h 15, avec dans sa coiffe deux satellites Galileo (CSG)
Le lanceur Soyouz avec dans sa coiffe deux satellites Galileo (archives CSG)
Le lanceur russe a fait attendre son monde. Le décollage prévu hier matin n'a finalement pas eu lieu pour des raisons météorologiques. Arianespace a préféré reporter le lancement des deux satellites de la constellation Galileo. Les opérations de la chronologie ont repris hier soir et la fusée russe a décollé de Sinnamary ce matin à 9h27. Il s'agissait de son neuvième lancement depuis le sol guyanais.

LE LANCEMENT EN DIRECT ICI :




Pour son neuvième lancement, le mythique lanceur russe emporte une charge de quelque 1,6 tonne au décollage et doit placer les satellites sur une orbite circulaire à 23.522 km d'altitude au terme d'une mission de 3 heures et 48 minutes, précise la société Arianespace.

Une dizaine de minutes après le décollage, le 3e étage du lanceur devait se séparer de l'étage supérieur Fregat, qui renferme les deux satellites, puis allumer son propre moteur pour atteindre une orbite de transfert au-dessus de la Terre.

Si tout se passe comme prévu, Galileo Sat-5 et Sat-6 s'ajouteront aux quatre satellites déjà déployés pour valider le système de navigation voulu par la Commission européenne.

Lancés par paire en octobre 2011 et octobre 2012 depuis la Guyane, ces quatre engins - nombre minimum pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe - ont permis de faire la démonstration du système, à la fois dans l'espace et pour les installations au sol.

Ces quatre premiers satellites "tests" ont été construits par un consortium mené par Airbus Defence and Space (ex-Astrium) et assemblés à Rome par Thales Alenia Space. La construction de 22 satellites complémentaires a déjà été confiée à la PME OHB en Allemagne.

Deux nouveaux satellites doivent être lancés depuis la Guyane fin 2014. La constellation Galileo se déploiera ensuite progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz (cinq lancements à raison de deux satellites par tir) et Ariane 5 (trois lancements à raison de quatre satellites par tir) depuis Kourou, tandis que les éléments du réseau au sol seront mis en place.

A terme, le système Galileo devrait compter 30 satellites au total.

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. D'un coût de plus de 5 milliards d'euros, le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en oeuvre par l'agence spatiale européenne (ESA).

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