RÉMIRE-MONTJOLY & MACOURIA : API ne fait pas que des heureux
Problèmes de « malfaçon » et retards de livraison : plusieurs clients d'Amazonie Promotion Immobilière réclament réparation. Le constructeur, lui, clame sa bonne foi.
Mais leur joie n'aura été que de courte durée. « Depuis qu'on est arrivé, en décembre 2011, on va de déception en déception. » Client lui aussi d'API, ce père de famille installé à Bois d'Opale II à Maillard, raconte : « À la remise des clés, on aurait déjà dû s'inquiéter. Ça s'est fait sur le chantier, à la va-vite. On a découvert notre maison plantée dans la boue. Rien n'était terminé. Les WC n'étaient pas connectés, on n'avait pas d'électricité... On regrette d'avoir été si crédule et si impatient. »
Désagréable surprise aussi pour cette résidente du Bois d'Opale I à qui on a livré une maison sans baie vitrée. « Elle m'avait pourtant coûté 2 000 euros. On paie le prix fort pour un produit dont on ne peut pas profiter à 100%. C'est scandaleux! Tout ce qu'on veut, c'est que nos maisons soient enfin terminées. »
Co-gérant de la société API, Olivier Bernard se défend : « On n'est pas parfait et on ne prétend pas le contraire. Evidemment qu'il peut y avoir des problèmes sur les chantiers mais nous, on assume nos responsabilités. Au-delà de ce qui nous incombe d'ailleurs, comme la pose de terre végétale qui, d'après le contrat, est à la charge du client. [...] La société chargée du raccordement électrique a cassé un câble : on a pris à notre charge l'installation d'un groupe électrogène et le règlement des factures pendant six mois. Quant aux baies vitrées, on est passé par une société privée et c'est elle qui a pris du retard. On ne peut pas être responsable de tout. On a vraiment un sentiment d'injustice dans cette affaire. »
Là encore, Olivier Bernard précise : « Le problème ce n'est pas le parpaing choisi, c'est que l'ouvrier n'a pas comblé tous les vides au niveau du plafond. Chez les clients qui nous ont fait part de la gêne dans le mois suivant leur installation, on a fait ajouter de la laine de roche. »
Quant aux fissures qui se multiplient sur les façades, le constructeur affirme qu'il ne s'agit que de micro-fissures (moins de 4 mm) dues à la rétractation du ciment. « C'est normal mais on a quand même refait les joints et les peintures » . Une explication qui ne satisfait pas tout le monde. « La construction s'est faite trop vite après les travaux de terrassement. Du coup, nos maisons bougent! » , accusent ces riverains.
Difficile de minimiser en revanche les effondrements de terrain à Bois d'Opale II. « Le sable est de mauvaise qualité, il ne tient pas. Et ça, on ne l'avait pas vu venir. Mais là encore, on essaie d'agir au plus vite. »

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