Petit-Saut : le tribunal administratif étudie la légalité du projet Triton
L'enregistrement ICPE de la société Triton, lui permettant d'extraire le bois immergé de Petit-Saut, n'a pas été publié au recueil des actes administratifs. Un recours déposé au tribunal administratif tente d'exploiter cette faille pour ralentir le giga projet.
Lentement, le paysage est en train de changer sur le lac de Petit-Saut. Depuis le mois de juillet 2023, la barge nommée Angélique sélectionne et découpe les bois immergés de la retenue artificielle. Et alors qu'une seconde barge doit entrer en action dans les prochaines semaines, les opposants au projet Triton ont peut-être trouvé la faille qui permettra de ralentir l'exploitation.
Il s'avère que la mise en route du projet a été plus longue que prévu. À tel point que l'autorisation que détenait Triton Timber Group pour exploiter les bois ennoyés est devenue caduque le 15 juillet 2022. Les barges de l'industriel ont commencé leur travail avec un an de retard, et le prolongement nécessaire de l'autorisation n'a jamais été publiée au recueil des actes administratif, comme cela est prévu. Dans des termes plus techniques, il s'agit de l'enregistrement ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement) qui n'a pas été prolongé. Et ce, alors que le recueil des actes administratifs du 15 juillet 2019 - donnant autorisation d'exploiter à Triton - précise que « l'arrêté cesse de produire effet lorsque [...] l'installation n'a pas été mise en service dans le délai de trois ans ou lorsque l'exploitation a été interrompue plus de trois années consécutives. »...

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