Ivan Martin, directeur de la DGTM : «Le chantier du pont du Larivot n'est pas arrêté, il est ralenti»
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Ivan Martin, directeur de la DGTM : "Le chantier du pont du Larivot n'est pas arrêté, il est ralenti"

Propos recueillis par Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Yvan Martin de la DGTM doit affronter des aléas climatiques et géotechniques sur les grands chantiers pour lesquels la DGTM est maître d'ouvrage.
Yvan Martin de la DGTM doit affronter des aléas climatiques et géotechniques sur les grands chantiers pour lesquels la DGTM est maître d'ouvrage. • GG

Dans cet entretien exhaustif, Ivan Martin, directeur de la DGTM, expose la complexité des grands projets d'infrastructure en Guyane. Des travaux titanesques du pont du Larivot, où des difficultés géotechniques ont déjà coûté 70 millions d'euros sur un projet initialement prévu à 142 millions.

Que se passe-t-il avec le pont du Larivot ?

Le pont du Larivot est l'un des projets les plus emblématiques que nous menons actuellement, et c'est également le plus complexe. Initialement, le budget pour ce chantier était de 142 millions d'euros. Cependant, nous avons déjà dépensé environ 70 millions, et le chantier avance bien plus lentement que prévu en raison de difficultés géotechniques. La nature du sol, les températures, et même la formulation du béton, tout cela crée des retards. Nous avons dû faire appel à des experts internationaux pour trouver des solutions adaptées à ce contexte spécifique. J'insiste le chantier n'est pas arrêté mais ralenti.
 
 
 
Une nouvelle instance a été mise en place récemment pour réfléchir aux solutions possibles. Elle est composée d'ingénieurs, de techniciens, de sommités internationales dans leur secteur. Ce qui se passe, en termes techniques, est difficilement compréhensible pour des personnes pas au fait de la géologie. Tout le monde doit sortir de sa zone de confiance.
Par exemple, une pile, c'est quatre pieux. On peut être bon sur trois pieux et sur le quatrième, on a une roche impénétrable... Ses conclusions sont attendues d'ici fin octobre, avec l'espoir d'accélérer le chantier tout en garantissant la solidité et la longévité du pont, conçu pour durer 100 ans. Il est hors de question qu'on doit tout arrêter dans 15 ans car le pont aura bougé.
 
 

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