Manuel Valls attendu au tournant par les orpailleurs légaux
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Visite officielle

Manuel Valls attendu au tournant par les orpailleurs légaux

Tristan DEREUDDRE et Gerome GUITTEAU

Manuel Valls, ministre des Outre-mer, en visite sur un site légal d'orpaillage en Guyane lors de sa visite officielle le 15 juin 2025. © PT

Le fameux sluice des sites alluvionnaires d'orpaillage trie la terre à la recherche de l'or dont le cours dépasse les 100 000 euros le kilo. L'entreprise qui travaille ce site énnonce un CA de 8 millions d'euros par an. © P>T

Manuel Valls et Antoine Poussier le préfet discutent avec des ouvriers d'un site d'orpaillage légal dans l'Ouest, lors de la visite officielle du MOM le 15 juin 2025. © PT

Antoine Poussier le préfet et Manuel Valls, le ministre s'apprêtent à voyager à bord d'un Puma, un hélicoptère qui vit ses dernières heures d'exercice en Guyane. © PT

Manuel Valls, le ministre, Antoine Poussier, le préfet, un officier des forces armées en Guyane et le général de gendarmerie Jean-Christophe Sintive discutent de la lute contre l'orpaillage illégal avec les cartes en appui, accrochées au mur. © PT

La table vibrante qui remplace l'utilisation du mercure pour agglomérer l'or dans les sites légaux est présentée à Manuel Valls, le ministre lors de sa visite officielle le 15 juin 2025. © PT

La promesse de l'ancien préfet de remplacer les sites illégaux d'orpaillage par des entrepreneurs légaux n'est toujours pas effective.

Manuel Valls a visité un site d'orpaillage légal ce dimanche après midi, situé à la crique Serpent. Table vibrante, pompe Molitor, bassin de récupération des eaux polluées, le site géré par Alexandre Briand et son équipe, respecte les critères voulus par l'État français et surveillés par plusieurs services étatiques. À quelques dizaines de kilomètres du lieu, un autre orpailleur légal, José Mariema, s'est fait braquer il y a trois semaines.

Peu après, la gendarmerie a mis en avant son action dans le cadre de l'opération Harpie. Mais la politique de contenir cette activité ne passe pas auprès de professionnels qui souhaitent plus d'aide de la part de l'État.

"Un fléau multiforme"

"C'est un fléau multiforme : économique, sociale, environnementale et sanitaire qui ronge la Guyane depuis 25 ans. 300 militaires sont mobilisés au quotidien dans le cadre de cette lutte," décrit le ministre à propos de l'orpaillage illégal.

"Il faut organiser l'activité légale qui est encore artisanale. L'État doit accompagner cette ambition avec des normes à faire évoluer. Les normes doivent faciliter le travail des entrepreneurs et pas l'inverse tout en protégeant évidemment l'environnement, en luttant contre l'orpaillage illégal," affirme Manuel Valls. Une déclaration qui rappelle la promesse du préfet précédent, M. Queffelec, d'implanter des orpailleurs légaux sur des sites exploités par des illégaux. Une promesse pas encore effective.

"Renforcer la coopération"

Le monde de la justice souhaite plus de coopération avec le Suriname base logistique de l'activité aurifère illégale. "Nous devons renforcer cette coopération. C'est certain. Cela vaut pour la pêche illégale. Nous devons renforcer les moyens de la lutte. C'est essentiel," reconnaît le numéro deux du gouvernement.

Ce dernier annonce la mise en place d'un état-major commun et l'arrivée de quatre hélicoptères caracal.

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