L’or guyanais : réévaluation à la hausse de la taxe minière
C’est une augmentation d’un peu plus de 12 % de la taxe sur l’or qui va toucher l’ensemble des exploitants actifs dans l’extraction d’or guyanais à compter du 1er janvier 2023.
La mesure, prise par décret le 31 août et publiée le 6 septembre, servira à alimenter les caisses de la Collectivité Territoriale (CTG), ainsi que celles du futur organisme chargé de l’inventaire, de la valorisation et de la conservation de la biodiversité.
Cette taxe, indexée sur le cours moyen annuel de l’or retenu par le London Bullion Market, est d’application différée en fonction de l’importance des entreprises visées.
Ainsi, les petites et moyennes entreprises se verront imposées à hauteur de 549,88 € par kilogramme d’or extrait durant l’année 2023 contre 488,97 € un an auparavant, tandis que les autres catégories d’entreprises seront, elles, assujetties en 2024 au paiement de 1099,77 € par kilo extrait.
Cette revalorisation à la hausse de la taxe sur l’or ne constitue pas pour autant l’ensemble des charges auquel sont soumis les orpailleurs légaux. En effet, existent aussi des redevances communales et départementales, ainsi que des frais de recouvrement ou d’assiette impactant les trois précédents.
Majorée des coûts fiscaux, la production légale d’or guyanaise ne risque-t-elle pas d'être fragilisée ?
Pointé du doigt dans la rencontre organisée par la CTG lundi 4 septembre comme responsable de la recrudescence de la violence sur le territoire guyanais, et de l’émergence de la prostitution infantile, l'orpaillage illégal se retrouve favorisé, de fait... encore une fois.

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