Les opérateurs miniers demandent moins de contraintes et plus d'accompagnement
Les miniers ont bloqué l'accès à un bâtiment route de Montabo ce mercredi. Les bureaux de la direction du travail, qui s'y trouvent, étaient visés.
Action coup de poing des opérateurs miniers. Tôt ce mercredi matin, ils ont bloqué l'accès à un bâtiment de la route de Montabo, reconnaissable par sa façade en verre, dans lequel se trouvent les bureaux de la direction du travail.
En pleine réforme du Code minier, les opérateurs s'en prennent à la multiplication des normes et des contrôles. "Ils essaient de mettre les mêmes règles dans la ville que dans la forêt... Avec le ministère du Travail, l'ONF, et la DGTM qui exigent beaucoup, les normes sont très sévères", rapporte une minière basée notamment à Régina.
Le président de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedomg), José Mariema, explique plus largement : "On demande à être accompagné sur la restructuration de notre filière et de notre fédération. On veut des organismes d'État qui nous aident aussi à lutter contre la hausse des orpailleurs illégaux. S'ils nous tapent dessus, on ne peut pas s'en sortir."
Plusieurs braquages de sites légaux ont d'ailleurs été dénoncés ces dernières semaines, les difficultés de la filière s'accumulent.
Parmi les contraintes citées par les orpailleurs ce matin, la nécessité d'un contrôle technique annuel sur certaines machines. Les opérateurs souhaiteraient les faire contrôler par leurs propres mécaniciens plutôt que de devoir payer le lourd coût d'en faire venir un imposé par l'État. Un déplacement qui doit parfois se faire par hélicoptère.
Un cahier des doléances envoyé à l'inspection du travail en juin serait resté sans réponse jusque-là.
Les opérateurs miniers ont donc voulu se faire entendre ce 30 octobre. Ils ont été reçus par la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets). Le dossier va être"pris en main", assure José Mariema. "Ils vont voir ce qui est possible pour mieux organiser cette filière." La filière reste dans l'attente à l'heure où le cours de l'or ne cesse de grimper et atteint désormais plus de 82 000 euros le kilo.
Les orpailleurs, après la réunion, ont débloqué l'entrée en fin de matinée.

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