La construction de l'incinérateur de la Carapa actée par la CACL
Le projet d'UVE (Unité de Valorisation Énergétique) est une usine d'incinération des déchets ménagers, encombrants, bois, déchets d'activités économiques et certains déchets de soins à risques
Le Conseil communautaire de la Communauté d’agglomération du Centre littoral (CACL) a approuvé, le 17 juillet, l’avenant au contrat de concession conclu avec Idex pour le projet d’Unité de valorisation énergétique (UVE), après deux années d’études.
Ce vote acte les conditions économiques et politiques du projet, mais n’autorise pas encore le lancement du chantier. L’équipement doit être implanté sur le site de la Carapa, à Macouria, pour un investissement annoncé de 220,3 millions d’euros.
Avant le début des travaux, le dossier d’autorisation environnementale doit être finalisé et instruit par la Direction générale des territoires et de la mer (DGTM). Le projet devra ensuite faire l’objet d’une enquête publique réglementaire, organisée sous l’autorité du préfet.
L’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) constituera l’étape décisive. Sans cette autorisation, Idex et la CACL ne pourront pas engager la construction de l’usine.
La concertation menée du 19 mai au 30 juin 2025 ne constituait pas cette enquête publique. Il s’agissait d’une concertation préalable volontaire pilotée par la CACL. Le vote de juillet 2026 fixe donc le cadre financier du projet, dans l’attente de l’achèvement des procédures administratives et environnementales.
L’installation doit prendre en charge 80 000 tonnes de déchets par an provenant de 14 communes. Le traitement des déchets repose encore sur l’enfouissement. Le site des Maringouins, à Cayenne, qui accueille ces déchets, doit fermer le 31 décembre 2027. Seuls 13 % des déchets produits sur le territoire sont valorisés.
La CACL prévoit de compléter l’enfouissement par la valorisation thermique des ordures ménagères, des encombrants, des refus de tri ainsi que de certains déchets issus des activités économiques et des soins.
La future UVE doit produire près de 45 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation de 22 000 habitants. La CACL annonce un coût de traitement de 137,60 euros par tonne en 2026, contre 173,50 euros en 2023.
La réalisation du projet reste liée aux conditions économiques négociées, dont le tarif de rachat de l’électricité. Si celui-ci ne permet pas de maintenir l’équilibre financier prévu, la collectivité conserve la possibilité de ne pas poursuivre l’opération.

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