Importation de bois du Suriname : la CTG dénonce les pratiques d'Idex
Selon la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) du bois en provenance du Suriname a été livré à l'usine biomasse de Montsinéry, exploitée par la société Idex. Une pratique qui va à l'encontre de nombreux engagements pris par le secteur forestier en Guyane.
Le chargement aurait été déclaré en déchet, échappant ainsi à l'octroi de mer. La Collectivité territoriale de Guyane (CTG) dénonce publiquement, et de manière virulente, les pratiques de la société Idex ce 30 janvier.
Selon la CTG, un chargement de bois en provenance du Suriname a été livré à l'usine Biomasse de Montsinéry, exploitée par l'entreprise Idex.
La collectivité dit avoir été prévenue de l'imminence de cet import qui va "à l'encontre de ses engagements sociaux et environnementaux pour la Guyane." Le vice-Président Jean-Luc Le West et les services qui l'accompagnent ont été envoyés sur place le
26 janvier dernier pour exiger d'Idex l'abandon de cet import. "En dépit de l'engagement pris par le Directeur général devant l'élu territorial, un camion a livré l'usine de Montsinéry le lundi 29 janvier 2024", dénonce la CTG.
Comparaison entre Idex et le système dénoncé par les agriculteurs
Celle-ci va plus loin encore, indiquant : "'Idex qui a créé Providex, une entreprise lui appartenant, pour acheter à bas coût le bois énergie à nos exploitants guyanais pour ensuite le revendre près de deux fois plus cher à l'usine biomasse qui lui appartient également. Il n'y a aucune différence entre le système mis en place par Idex et celui de la grande distribution dénoncée par les agriculteurs de France."
La Collectivité Territoriale de Guyane dit enfin s'opposer "avec la plus vive énergie aux pratiques d'Idex qui appauvrissent nos entreprises locales pour mieux justifier de l'import de bois, alors même que nous n'avons aucun moyen de nous assurer que ce bois n'est pas issu de forêts pillées illégalement de l'autre côté de notre frontière."
L'industriel, adhérent de l'Interprobois qui se bat contre ces pratiques, ferait potentiellement face à des problèmes financiers et d'approvisionnement et aurait pu être contraint de faire appel à de telles mesures pour continuer de fournir sa centrale.
Plus à suivre sur ce sujet dans une prochaine édition de France-Guyane.

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