Au Centre spatial guyanais, 10 000 euros d'amende pour un préjudice estimé à dix millions
Pour avoir détruit l'habitat d'une espèce protégée au cours de travaux réalisés sans autorisation, le Parquet a proposé au Cnes de verser 10 000 euros au Trésor public. Pour différentes raisons, cette somme est jugée dérisoire par la partie civile. Un expert indépendant a estimé à dix millions d'euros le préjudice subi.
À quelques jours du lancement de la première Ariane 6, le Cnes pourrait être sur le point de s'extirper de l'affaire judiciaire qu'il trainait derrière lui depuis 2022. Le timing interpelle.
Dans cette enquête, le Centre national d'études spatiales (Cnes) est poursuivi pour destruction d'habitat d'espèce protégée autour du site de lancement Diamant, en cours de rénovation. L'enquête, menée par l'OFB (Office français de la biodiversité), révèle que des travaux de terrassement ont été initiés par l'entreprise Ribal TP, sur ordre du Cnes, sans autorisation et sans « dérogation espèce protégée » à partir de février 2022. C'est au cours de ce chantier que des mares abritant...

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