Toile des Palmistes : retour en détail sur le palmarès de cette 8e édition !
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Toile des Palmistes : retour en détail sur le palmarès de cette 8e édition !

Jade LETARD-METHON
L’équipe de Mi osu na ju, le deuxième court-métrage primé. À noter que personne n'était sur place pour récupérer la récompense du premier prix samedi soir.
L’équipe de Mi osu na ju, le deuxième court-métrage primé. À noter que personne n'était sur place pour récupérer la récompense du premier prix samedi soir. • JLM

Les projections sont achevées et la toile remballée. Revenons en détail sur le palmarès de la huitième édition du festival de la Toile des Palmistes. L'évènement s'est tenu trois jours durant à Cayenne, sur la place au nom éponyme. Focus. 

Un bon cru. C'est comme cela que l'on pourrait qualifier les œuvres récompensées lors de la dernière Toile des Palmistes. Sur les 10 courts-métrages sélectionnés, dans la catégorie adulte, " La Nuit de l'inconnu ", de Rose Martine, remporte la Palme Guyane la 1ère avec son huis clos intimiste et marrant. Le jury a notamment salué la qualité des plans, qui s'est nettement fait remarquer, surtout que l'histoire est narrée de nuit. 

" Mi Osu Na Ju " (" Mon refuge, c'est toi ") se classe en deuxième position avec son histoire d'amour multiculturelle. Toutefois, les magnifiques plans aériens et l'incursion dans la nature guyanaise luxuriante n'auront pas suffi à cette réalisation de Kévin Constant Laforce pour faire la différence. 

Enfin, " Tupã " (comprenez " Tonnerre "), se hisse à la troisième place. Tournée en deux jours, entièrement à l'aide d'un téléphone intelligent, cette réalisation de Mathye Chanel nous plonge dans une nuit où pluie torrentielle et tonnerre vrombissant ne font qu'un. Le court-métrage s'est inspiré des récents événements météorologiques qui ont eu lieu à Camopi. 

 

Des courts-métrages prometteurs

Cette année, le concours de courts-métrages avait pour thème " A pa ti bèt " (" Ce n'est pas une mince affaire "). Dans la catégorie juniors, Lucio Gross gagne devant ses autres concurrents avec " A pa ti bèt ", une œuvre où une jeune héroïne est bien décidée à côtoyer les étoiles. 

Cette année, le jury composé de sept personnalités du monde du cinéma et de l'audiovisuel, n'a pas pu résister et a récompensé un second court-métrage, au vu de la qualité de celui-ci, tant par les plans, la qualité, que par le montage vidéo. " Notre dernière heure " d'Henry Abimael est ainsi rentrée au palmarès. 

À noter que " Superstitions " et les " Racketteuses " repartent avec le prix " coup de cœur du jury ". L'ensemble des 10 courts-métrages seront diffusés sur Guyane la 1ère

Dans les 2 catégories, les lauréats ont pu repartir avec des prix allant de 500 à 2000 euros. 

Un témoignage de l'histoire guyanaise

Pour la première fois depuis les débuts du festival, une nouvelle récompense est venue s'ajouter au traditionnel concours de courts-métrages. Le prix des lycéens, sponsorisé par BNP Paribas, a vu plusieurs productions locales s'affronter. Ce sont les lycéens du lycée Lama-Prévôt qui ont jugé les œuvres grâce à leurs qualités et compétences acquises au cours de leur formation. 

À ce jeu-là, Opo Taampu, d'Hugo Rousselin, a été le meilleur. Pendant 25 minutes, cette production saint-laurentaise fait voyager le spectateur au cœur de l'île Portal, un bout de terre que se disputent depuis plusieurs décennies un propriétaire européen et des familles ndjuka installées par les tenanciers de l'ancienne rhumerie. La fiction revient sur un litige foncier qui aura marqué les esprits. 

Premier prix dans la catégorie junior
Premier prix dans la catégorie junior • G-cam
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