Volubile, l'homme montre tout d'abord une
carte de l'Amapá pour appuyer son propos, puis indique du doigt
celle du Guyana. De toute évidence, à écouter Matthieu Hildebrand
de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques
préventives), coresponsable avec Mickaël Mestre des premières
fouilles sur le site du pont de l'Oyapock, les découvertes ont été
au-delà de toute espérance. « On a eu des surprises de taille,
comme des puits funéraires » , explique Matthieu Hildebrand. « Lors
du diagnostic [phase préliminaire à toute fouille pour décider si
oui ou non, il y aura des fouilles, NDLR], nous sommes passés à
côté. Heureusement d'ailleurs! » , intervient Mickaël Mestre.
A l'aide d'une pelle mécanique, précise au
centimètre, l'équipe de huit personnes a pu dégager une couche de
terre de 40 cm environ, sur une surface de 5 000 m2. Là, sont
apparues distinctement des « grandes taches noires. Au départ, on
ne comprenait ce que c'était » , poursuit Mickaël Mestre. Il
s'agissait de trous...
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