« Il y a plein d'histoires à raconter dans les territoires ultramarins, en Haïti et en Afrique »
Avec Furcy, né libre, sorti le 14 janvier dernier en France hexagonale, Abd Al Malik porte à l'écran le combat oublié de Furcy Madeleine, esclave devenu symbole d'une lutte historique pour la liberté. Le réalisateur revient sur la genèse de ce film engagé, à la croisée de la mémoire et du politique.
Quelles ont été les réactions du public après la sortie du film ?
Les réactions à l'Île de la Réunion et aux Antilles ont été « bouleversantes ». Nous avons vécu des moments forts. Beaucoup de personnes du public ont voulu témoigner et partager leurs histoires. Dans la France ultramarine, j'ai presque envie de dire que cette histoire est présente au quotidien. Non seulement dans les consciences, mais dans les inconsciences aussi, avec les répercussions de l'esclavage et du colonialisme aujourd'hui sur le réel. Ici, en France hexagonale, il y a une résonance particulière et différente. Parce que d'une certaine manière, c'est comme si on doit rappeler à tout le monde que la France a participé à l'esclavage, ou que l'Europe a été à la base du commerce triangulaire.
Dans des interviews vous dîtes que c'est lors de concerts à La Réunion il y a une quinzaine d'années que vous avez eu du vent de l'histoire de Furcy, et c'est ce qui vous a donné l'idée.
Oui effectivement, à l'époque des gens étaient venus me voir pour que je mette en scène une pièce de théâtre, et je ne l'ai pas fait parce que je pense que je n'étais pas prêt, il fallait que je vive encore des choses. Et effectivement, j'ai vécu des choses. Je me suis...

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