Le retour d'une Grande parade attendue du public
Les Guyanais sont venus nombreux assister à l'un des événements phares du carnaval de Guyane.
La Grande parade du littoral a fait son grand retour sur l'avenue des Roches de Kourou. Plusieurs milliers de personnes, venues de toute la Guyane, ont convergé vers la ville spatiale pour assister aux défilés du dimanche 23 février, derniers de l'édition 2025 du carnaval kouroucien.
"C'est un incontournable chez nous", raconte Antoinette, 59 ans, confortablement assise sur sa chaise à accoudoirs sur le trottoir. Venue de Cayenne avec des amis et son époux, elle admet attendre avec impatience Kassialata. "J'aime bien la Bande des Copains aussi."
"La Grande parade m'a manqué"
Après une matinée sous la pluie, Kourou voit le soleil arriver par miracle. Il faut dire que c'est ce même dimanche que le petit été de mars doit commencer. Si les coups de 15 heures sont passés, l'heure à laquelle les défilés devaient commencer, le public continue d'affluer sur l'avenue.
Certains ont patienté plus de 45 minutes dans les embouteillages à l'entrée de la ville. "Un enfer", résume Charlotte, 23 ans, venue de Cayenne avec son petit ami. Les ralentissements étaient la conséquence de contrôles sur les véhicules à l'entrée de Kourou effectués par une vingtaine de gendarmes
Les tracas sont vite oubliés, les sourires se dessinent sur la plupart des visages. Chaises de camping vissées sur l'épaule, les familles et bandes d'amis cherchent à s'installer parmi la foule grandissante aux abords de l'avenue des Roches.
"Cela faisait cinq ans que je n'étais pas venue, explique Lauriane, 17 ans, tout juste arrivée de Saint-Laurent-du-Maroni avec ses amis. Je ne suis pas très carnaval d'habitude. Mais la Grande parade a fini par me manquer alors, je suis revenue." La jeune femme trépigne de voir défiler "un groupe brésilien" dont elle ne se rappelle plus du nom. La surprise n'en sera que plus belle.
"On avait hâte que ça revienne"
Les groupes commencent à parader. Ce sont les Motards qui ouvrent le bal sous les vrombissements de leur bolide. Un vacarme auquel ne s'attendait pas Léonie à l'ouverture d'un défilé. À 23 ans, elle s'est installée à Kourou en octobre. "C'est mon premier carnaval", précise-t-elle impatiente, lunettes de soleil en forme de cœur sur le nez.
Un peu en retrait, un couple profite de l'ombre qu'apporte un muret surmonté d'un buisson. Tennis blanches, chaussettes hautes, short et jupe à carreaux rouges, chemise blanche assortie d'une cravate ou d'un nœud papillon... Romuald et Marcia semblent être prêts pour parader eux aussi. "Nous sortons de la Kourou high school ("lycée de Kourou" en anglais)", plaisantent-ils.
Les quinquagénaires sont des habitués des parades guyanaises et de Kourou encore plus. "A chaque fois on y participe à notre manière, on se déguise tous les dimanches", expliquent les Kourouciens accompagnés de leurs deux filles déguisées, elles aussi. "On avait hâte que ça revienne", concluent-ils en évoquant la Grande parade. Marcia, d'origine brésilienne, attend avec impatience le passage des Canarinhos do Brasil.
Si quelques bagarres ont dû être maîtrisées par les forces de l'ordre et des coupe-coupes et une arme à feu saisis à l'entrée de la ville, la gendarmerie n'ont pas enregistré de débordements majeurs. Près de 80 agents de police et gendarmes ont été mobilisés pour assurer a sécurité des spectateurs.
Au terme d'un vidé rythmé, en direction de la place des Fêtes, Fernanda se réjouit : "Comme d'habitude, la Grande parade c'était très bien." Une évidence puisque la Brésilienne de 28 ans a pu y retrouver son groupe préféré, Mayouri Tchô Nèg.

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