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Saint-Laurent du Maroni / Education

Saint-Laurent du Maroni: le collège Tell-Eboué remonté contre des emplois du temps «incohérents»

Samuel Zralos Jeudi 10 Septembre 2020 - 15h38
Saint-Laurent du Maroni: le collège Tell-Eboué remonté contre des emplois du temps «incohérents»
Des enseignants en débrayage, devant le collège Eugénie Tell-Eboué, ce jeudi matin. - Samuel Zralos

Des emplois du temps « incohérents », un protocole sanitaire « incomplet », une dotation horaire insuffisante malgré des rappels... Les raisons de la colère sont nombreuses aux yeux du personnel du collège Eugénie Tell Eboué, à Saint-Laurent du Maroni.

Soutenus par des parents d'élèves, une soixantaine de membres de l'équipe pédagogique du collège Eugénie Tell Eboué ont débrayé une heure ce matin et déposé un préavis de grève pour mardi. Parents et équipe sont remontés. « En 6e, certains élèves n'ont pas de cours de mathématiques » programmés dans leur emploi du temps, s'étrangle Magaly Ho-Chong-Line, maman d'élève, affichette de contestation à la main. « Les choix de LV2 [langue vivante] ne sont pas respectés », renchérit Marimoutou Isis, également mère d'élève, à ses côtés. Des élèves apprenant l'espagnol se sont ainsi retrouvés en cours de portugais, rapportent plusieurs personnes. Autant de soucis qui peuvent se résoudre, « mais ça aurait du être fait bien avant que gamins rentrent », s'agace Philippe Debruyne, professeur d'histoire-géographie syndiqué à l'Unsa. D'autres élèves se retrouvent avec des journées particulièrement longues : des 6e ont cours de 8h à 18h le lundi, dans des classes « mal ventilées, avec des fontaines à eau coupées » en raison du coronavirus, continue Marimoutou Isis.
De nombreux dysfonctionnements

Du côté des enseignants, la situation n'est pas meilleure : la dotation horaire globale - le nombre d'heures de cours à répartir à l'ensemble des profs - est insuffisante, ce qui signifie que « aujourd'hui, des enseignants font un service avec des heures supplémentaires imposées et qui risquent de ne pas être payées », dénonce Philippe Debruyne. Pourtant, l'alerte avait été donnée dès le 6 juillet, lors de la présentation de la dotation, affirme-t-il. Et le personnel aussi souffre des emplois du temps actuels, souffle Jérôme Rémond, enseignant en lettres modernes, syndiqué à l'Unsa : « L'exception du cours à 17h ou 18h est devenue la règle. Et puis on a encore des emplois du temps modifiés sans qu'on soit prévenus, ou des cours sans salle attribuée ».
Protocole sanitaire «incomplet»

Autre pomme de discorde, la préparation face au Covid-19 fait grincer des dents les manifestants. « Le protocole sanitaire est incomplet », énonce carrément Jérôme Rémond. Il y a eu un travail préparatoire « en mai », dans l'hypothèse d'une réouverture en juin, sauf que lors de la commission hygiène et sécurité et le CA de la semaine dernière, « on est pas partis de ça, on a recréé quelque chose en 1h30 », détaille son collègue d'histoire-géographie. Depuis, d'après lui, « aucune mesure n'a été mise en place ». Il cite l'exemple de l'eau : les fontaines, dotées de bouton, ont été fermées, mais il n y a pas de mesure de substitution, d'après les syndicalistes. « On avait proposé de passer la récréation à 25 minutes, pour que les enfants puissent aller aux toilettes boire, sous surveillance. Ça n'a pas été mis en place. »
Un an de tensions

Par delà les revendications du jour, le personnel laisse paraître sa frustration envers la principale du collège, arrivée il y a un an et avec qui les rapports sont difficiles depuis lors. « Il y a un manque d'anticipation de la part du chef d'établissement », commence Jérôme Rémond. « Aujourd'hui, elle réalise que ça ne va pas, elle fait des changements à la marge, mais il faut tout remettre à plat. » S'il se défend de toute volonté de rompre la discussion et affirme vouloir un « dialogue constructif », le professeur de lettres estime que sa principale « a du mal à revenir sur ses décisions ». « On a eu des problèmes avec la principale dès son arrivée », confesse Philippe Debruyne. « On avait les meilleurs résultats sur l'orientation des élèves et les examens, mais elle a tout cassé en un an ». Cette année, « sur environ 160 élèves de 3e 36 » n'ont pas obtenu de lycée au premier tour, nonobstant le deuxième tour d'affectation à un lycée. « On est pas habitués à ça. Le chef d'établissement ne paraît pas avoir tous les outils en main pour la gestion d'un collège », conclut le syndicaliste, lapidaire. Contactée, la direction de l'établissement n'a pas été en mesure de nous répondre, en l'absence d'autorisation du rectorat.

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